On dit que les Broudehoux portaient sur le chapeau le brin de houx qui les distinguait ; telle fut l’origine des Plantagénet d’illustre mémoire.
Jean François Broudehoux
1678-1740
Censier de la Cense du
Corbeau à Douzies&
Marie Barbe Françoise
Fayart 1683-1747
|
Jean Baptiste Broudehoux
1705-1789
Censier de la Cense du Corbeau à Douzies, échevin de Rousies&1747
Marie Antoinette Renaud
1716-1786
|
Amand Joseph Marie
Broudehoux 1748
Propriétaire, censier à
Douzies et Neuf Mesnil&1788
Angélique Josèphe Nathalie
Paray 1769
|
Xavier Joseph Broudehoux
1792-1875 &
Marie Bonnet 1811-1881
dont Paul, Céline (rue Blanche à Saint Maurice de Lille) et Alphonse
|
Alphonse Broudehoux 1835,
1903 ou 04, élève à Paris de l’Ecole
Centrale à l’hôtel de Juigné, rue de Thorigny, ingénieur, constructeur, épouse
Maria Peterbroeck, très belle (portrait sous le second Empire), née en 1840,
dont Marie, Marguerite, Eugène +1964,
Adrienne décédée à deux ans et demi ; les parents eurent une autre fille
qu’ils nommèrent Adrienne. Ils ; jouaient dans leur demeure de la rue Saint
Amand à Valencienne du piano, Alphonse chantait; eurent jusqu’à quatre chiens
se promenaient dès 1899 en bicyclettes. Les sœurs firent leurs études chez les
sœurs de la sagesse à Valencienne. Sortaient dans la bonne société de la
ville : les Mabille de poncheville, les Théllier, les Vienne, les Piérard,
Delgrange etc. où les Boudehoux étaient aimés pour leur » gentillesse,
leur distinction naturelle et leur bonne éducation ; les bals se
terminaient toujours par le « Quadrille des lanciers ».Fin du XIX°,
Alphonse fit un voyage en Egypte pour ses affaires.
Marguerite Broudehoux
épousa Raymond Langlais, fou d’équitation, lieutenat de cavalerie de réserve
comme son beau-frère Jean, se bat dans les tranchées de verdun, est muté dans
un Etat-Major, le quitent pour l’aviation et s’écrase en juillet 1917 au dessus
de la villa familiale d’Enghien sous les yeux de sa mère et de sa femme qui fit
suivre ce grand amour par plus de 50 ans de veuvage.
Hippolyte
Joseph Vincent Broudehoux, né 1750,
Neuf Mesnil, Nord, décédé l 1824,
Maubeuge, (74 ans), prêtre, vicaire de Sepmeries et de Liessies (filleul: Agapit Joseph
Broudehoux 1761-1815)
(filleule: Hippolyte
Marie Josèphe Le Conte 1784).
Angélique
Françoise Lucile Broudehoux, née 1752,
Neuf Mesnil, Nord, décédée le 1834,
Valenciennes, Nord (82 ans) (marraine: Marie Agnès
Angélique de Harveng) (filleule: Marie Antoine
Agathe Broudehoux 1759-1759).
Mariée 1783
avec Charles Louis
Le Conte de Canteraine, né 1731,
Maubeuge, Nord, exécuté le 7 juin 1794,
Cambrai, Nord, inhumé, guillotiné sur l'échafaud (62 ans), architecte, garde
général des Forêts du Noble Chapitre des Chanoinesses de Sainte-Aldegonde, de
l'Abbaye bénédictine d'Hautmont, & du Prieuré d'Aymeries, capitaine des
Hussards Noirs (parrain et marraine: Charles Louis
Bourez Aldegonde
Meurisse),
Hippolyte
Marie Josèphe Le Conte, née le 12 janvier 1784,
Maubeuge, Nord (parrain et marraine: Hippolyte
Joseph Vincent Broudehoux 1750-1824
Marie
Philippine Febvrier) (filleul: César Martial
Broudehoux 1790).
Mariée le 31 janvier 1809,
Maubeuge, Nord, avec Jean Antoine
François Grossot, né le 31 mai 1780,
Vesoul, Haute Saône, décédé le 1er mai 1819,
Valenciennes (38 ans), percepteur des
contributions à Valenciennes.
Jean Philippe de Harveng, Censier de la cense du Corbeau, Né
1728 - Mairieux, Nord, Décédé 1785 - Neuf Mesnil, Nord, 56 ans, fils de
Pierre Joseph de Harveng, seigneur d'Arbançon et Marie Gabrielle Françoise de La Croix, marié le 13 octobre 1750, Neuf Mesnil, Nord,
avec Marie Agnès Broudehoux, dont Marie Agnès Angélique.
Louis Jean Scrépel est l’arrière grand-père de Suzanne
Boisse-Scrépel, Madame Eugène Broudehoux : son
souvenir fut marquant ; elle était une cantatrice et une harpiste de
talent mais elle ne put, conformément à son milieu, en faire une profession.
Elle est considérée comme l’inspiratrice des dons de son arrière-petite fille
Gaëtane Prouvost, violoniste soliste qui se souvenait, émue, à la « Méditaion
de Thaïs » jouée par son arrière grand-mère dans son appartement du
superbe 97, boulevard Malesherbes qu’elle fréquentait assidument de par sa
proximité du Conservatoire de musique de Paris de la rue de Madrid. Dans cet
appartement aux œuvres d’art conformes
aux gouts de la fin du XIX°, Suzanne et Eugène Boudehoux y vécurent
l’accomplissement de leur âge mur et de bonheur familial exceptionnel,
largement ouvert à la famille et aux amis ; l’été c’était le Touquet ou
Biarritz. : ils ne se quittaient pas, respiraient le bonheur d’être à
deux : une entente quasi sans nuages qui avait duré pas très loin de 50
ans. « On peut dire que dans la famille Broudehoux, Suzanne Boisse,
Adrienne Broudehoux et Suzanne Lavallée ont été, chacune, la femme d’un grand
amour : c’est merveilleux, très triste, très joyeux aussi : la vie,
en somme. »

Le
97, Malesherbes et l’autre coté, 14, rue de Vézelay
Elle est l’enfant unique de Jules Boisse (1861-1938) et Marguerite Scrépel, fille de Paul Scrépel et Mathilde Masurel ici représentés chez eux dans sa jeunesse.
« Madame Eugène Broudehoux, née
Suzanne Boisse-Scrépel, était parente des Virnot, des Ovigneur, des
Prouvost-Scrépel; elle était enfant unique; son père était Jules Boisse, distingué,
col cassé et sa femme Scrépel ressemblait tout à fait à sa fille Suzanne, mais était
plus grande et plus forte: Brigitte Prouvost-Virnot les a très bien connue, éternellement
de part et d’autre d’une cheminée à l’étage de leur maison authentiquement Napoléon III de Lille, très
cossue jusqu’aux tabourets capitonnés.
Jules Boisse était frère d’André
Boisse qui épousa Marie Ovigneur, sœur de Marguerite Ovigneur épouse d’UrbainVirnot:
leurs enfants étaient donc cousins germains de Marcel Virnot: André Boisse,
Germaine Boisse qui adopta Nicolette et dont nous avons la photo et une autre
sœur qui se maria avec un directeur de journal à Lille. Marcel Virnot était
très attaché à André Boisse qu’il voyait chaque semaine: ils jouaient au poker
avec Roger Broudehoux ,très fidèle à ces soirées pendant de longues années.
Brigitte Prouvost-Virnot garde un
souvenir assez affectueux : « l’oncle Roger m’emmenait toujours dans
ses nouvelles voiture et me les faisait conduire dans le jardin botanique de La
Madeleine: j’étais admiratif de ces voitures rutilantes, avec ces chromes très
bien silhouetté.»
André Boisse avait des parents
cousins germains et était un peu faible; sa bonne polonaise était sa maîtresse
et Marcel Virnot les a fait marier par un prêtre, à l’évacuation ; ils ont
accompagné les Virnot en évacuation et ont partagé leur vie en Normandie à
Saint-Lô, là où les Virnot obtinrent, réquisitionnées, les deux plus grandes
villas réquisitionnées par la mairie pour cette si nombreuse familles.
La mère d’André Boisse, née
Ovigneur, est descendue dans le midi avec sa fille Germaine et ont rencontré au
marché une petite fille de 12 ans qui vendait des fleurs et la tante Marie et
sa fille Germaine lui a demandé de venir chez elles; je garde le meilleur
souvenirs de mes contacts avec cette jeune Nicolette qui avait une voix très élégante,
une façon de se tenir très charmante: les tantes lui ont appris les bonnes
manières et la couture et était toujours vêtue avec des jupes faites en petits
coupons de jacquard; en voyage de noces, j’ai tenu de voir Nicolette et je
retrouvais des meubles flamands de la famille et cette voix élégante qui m’a
marqué pour la vie.
Les Broudehoux venaient d’Anzin et
n’appartenait pas au monde industriel, tout comme les Virnot. L’environnement
des Broudehoux était assez élégant et opulent.
Bonne maman Broudehoux a longtemps
habité à Paris (a abrité Miloud Eloy pour ses études à HEC) au 97, boulevard
Malesherbes et avait toujours sa maison rue de l’Hôpital Militaire héritée de
son père: « Boisse et Broudehoux » devenu par la suite
Broudehoux-Boisse quand cela a été repris par ses fils. A Paris, elle aimait sa
liberté: le théâtre, les grands restaurants (Lasserre), les mondanités, les
amis et les antiquités. Elle avait très peur de la vieillesse et achetait de
petits objets pour avoir des visites de ses petits enfants: elle donna à sa
fille Simone, une liseuse en bronze qui est chez Brigitte Prouvost. Nous avons
aussi hérité d’un immense Christ en croix en ivoire qui venait, de toute
évidence, de sa famille.
Cet appartement du boulevard
Malesherbes était une loi 48 gérée par un syndic d’immeuble Rolland-Gosselin; Bonne
Maman allait à la messe à Saint Augustin. Dans l’appartement, grand salon avec
petite chambre; dans le buffet de l’entrée, des cakes, toujours rassis et avec
une odeur très particulière. Je me rappelle des pommes de terre à la
végétaline: on déjeunait toujours dans la chambre sur la table de bridge, servi
par la gouvernante;Bonne maman y trônait et à la fin se levait et nous ouvrait
cérémoniellement une immense armoire en acajou XIX°, en sortait une tablette de
chocolat dont elle offrait généreusement un carré, ce qui semblait d’autant
meilleur; elle nous a raconté les promenades chez les antiquaires afin de
réunir tous les cadeaux pour ses enfants et petits enfants; elle adorait aussi
faire les bouquinistes.
Souvenirs de Gaëtane Prouvost, fille
de Christian et Brigitte: toutes les semaines, le lundi, rendez-vous fixe car Gaëtane
avait ses cours au Conservatoire: Bonne maman était l’antenne parisienne de la
famille: soit Bonne maman ouvrait soit c’était sa gouvernante un peu sous sa
domination. Elle avait des talents de musicienne reconnus: sa voix faisait
chanceler les lustres, elle jouait au violon et avait le répertoire de l’époque
qu’elle n’a pas eu la possibilité de
continuer car cela ne se faisait pas. Le directeur de l’Opéra de Paris a
rencontré des personnalités du Conservatoire de Lille pour qu’elle vienne
travailler à Paris: ses parents n’ont pas voulu: Elle a été en contact avec un
certain Pierre Duchene qui était du Nord et qui lui avait donné une partition.
Gaëtane l‘a encore. Elle était fière de son arrière petite fille. Un peu plus
tard, Gaëtane a joué la Méditation de Thaïs et Bonne maman la lui a jouée avec
tous les doigtés, avec tous les conseils de glissando.
Puis elle retourna vivre à Lille
avec la vieillesse: d’abord sur le Grand Boulevard reliant Lille et Roubaix et
Tourcoing dans un immeuble d’après-guerre reconstruit sur une destruction
qu’elle acheta puis dans un immeuble moderne sur un vaste jardin avenue Saint Maur, avenue Emile Zola; elle
allait souvent à la messe chez les religieux dominicains de la Madeleine,
Son mari, Eugène Broudehoux, était
un homme très doux, distingué, très élégamment vêtu et discret, très
travailleur: je le vois tenir les rênes de son affaire, fondée par les Boisse:
affaire textile de table, de décoration; La maison de l’Hôpital Militaire était
très grande: le bas était le show-room et la cour couverte étaient les
entrepôts; il y avait un bureau double ( Eugène et son fils Michel) et après
Michel et Roger qui nous demandait d’aller dire bonjour au personnel et de dire
bonjour à René un employé qui était assis sur chaise très haute et nous donnait
des bonbons. » Brigitte Prouvost-Virnot


Gaëtane Prouvost, son arrière petite fille et
son maître Zino Francescatti ; le Conservatoire de la rue de Madrid
Premier prix de violon et de musique de chambre du Conservatoire
de Paris, Gaëtane Prouvost a poursuivi sa formation à la Juilliard School de
New York auprès d’Ivan Galamian comme nombre des virtuoses contemporains. Mais
son véritable maître sera Zino Francescatti, l’un des grands violonistes du
siècle et unique héritier de la technique de Paganini. Elle lui a consacré une
biographie1 et enregistré un disque de ses compositions originales et
transcriptions.
Gaëtane Prouvost est avant tout une concertiste. Son jeu se
prête aussi bien à la légèreté du répertoire baroque, qu'à la gravité
mozartienne. Il excelle dans les grands romantiques et restitue aux
contemporains qualité émotionnelle et musicalité.
Dédicataire de plusieurs œuvres, elle est fréquemment invitée
par l'Ensemble intercontemporain où elle joue sous la direction de Kent Nagano,
Gary Bertini et Pierre Boulez. Choisie par Olivier Messiaen, elle est
l'interprète du Quatuor pour la Fin du Temps lors de sa création en U.R.S.S.
Gaëtane Prouvost est également une chambriste qui se plaît à
faire chanter son violon à l'écoute des autres: Noël Lee, Laurent Cabasso,
Emmanuel Strosser, Jean-Paul Sevilla, Anne Queffélec, Roland Pidoux, Bruno
Canino, Yvan Chiffoleau, Jean-Philippe Collard, etc.
Diplômée de l'Institut Supérieur de Pédagogie, elle partage
actuellement ses activités entre une carrière de soliste et l'enseignement au
Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris comme dans
diverses académies en France et à l'étranger. Certains de ses élèves sont dès
aujourd'hui lauréats des grands concours internationaux.
Auprès de Marie-Christine Barrault, Gaëtane Prouvost a monté un
spectacle Littérature et Musique intitulé "Vol de nuit", basé sur des
textes d’Antoine de Saint-Exupéry.
Les deux sonates de Prokofiev pour violon et piano que Gaëtane
Prouvost a enregistrées chez Forlane avec Abdel Rahman El Bacha, ont suscité
l'enthousiasme de la presse (Disque Choc du Monde de la Musique).
L'œuvre pour violon et piano de Gabriel Pierné a été enregistrée
avec Laurent Cabasso pour le label Integral Musique (octobre 2006).
En 2008, elle enregistre l'oeuvre pour violon et piano de la
compositrice française Louise Farrenc pour le label Integral Classique.
Le frère de Gaëtane, Thierry Prouvost travailla un grand nombre
d’années dans l’immobilier au 31, rue de Monceau et boulevard Haussmann.
L’arrière
petit fils de Suzanne Broudehoux, Loïc Besnard et son épouse Chloë Fréreau,
architecte, habitent en famille une charmante maison à colombages au 103,
boulevard Malesherbes.
Le beau frère de Suzanne Broudehoux-Boisse, Jean Broudehoux fit l’école de cavalerie de Saumur sans faire Saint Cyr ; il était un merveilleux cavalier ; en poste à Compiègne, lieutenant au 5°dragon, il fit la connaissance de Suzanne Lavallée, fille unique, riche héritière; ils se marient en 1911 ; invités parce ce que riches et beaux, ils sont la coqueluche de la ville : raouts, chasses à cour, bals ; Jean fit partie de l’équipe de France de concours , ayant les moyens de s’offrir des chevaux à la mesure de son talent, il est recordman du monde de saut ; hélas, il décéda d’un accident de cheval laissant sa veuve désespérée ; elle finit, le 3 juin 1922, épousa Jacques Gaston Ménier, né le 22 janvier 1892 à Paris, décédé le 8 mai 1953 à Bussy Saint Martin (77), le riche héritier des chocolats Ménier, maire de Noisiel, 1934, aviateur gravement blessé aux commandes de son avion de l'escadrille Nieuport le 19.08.1917, tombé dans les lignes Allemandes ; il restera défiguré.
Ils habitaient l’hôtel
Menier à l’angle de la rue Emile Menier, actuelle Ambassade du Portugal. Van
Dongen fit le portrait de Suzanne ; on achète une ile pour l’élevage des
renards argentés, Anticosti dans la baie du Saint Laurent ; leur résidence
secondaire fut le château de Chenonceau.Ils n’eurent pas de postérité.
L’hôtel Ménier sur le parc Monceau à Paris

Chenonceau
JACQUES MENIER AVIATEUR DE GUERRE
soldat de la classe 1912, Jacques Menier fut incorporé en
octobre de la même année à la 1er compagnie, 1er groupe des aérostiers du 1er
régiment de génie à Saint-Cyr, où il resta jusqu'au courant de 1914.
A cette date il fut affecté au parc aéronautique n° 8 Bréguet,
Michelin. Le 2 avril 1916 il entrait à l'école de pilotage de Tours et obtenait
le 25 avril, au titre militaire, le brevet de pilote n° 4031. Le 3 août 1916 il
était dirigé sur l'école de moniteurs d'Arvord et, le 7 septembre de la même
année, il obtenait le brevet de pilote par la fédération aéronautique internationale
portant le n° 4255. Le 4 novembre 1916 il entrait à l'école de chasse de Pau.
Le 2 février il était affecté à l'escadrille Nieuport 84-G-C-13. Le 19 août
1917 il était blessé en combat aérien et fait prisonnier.
La patrouille partait en mission photographique. Dans cette
opération Jacques Menier remplaçait son camarade Wertheimer immobilisé au
moment du départ.
Le matin même, au cours d'une reconnaissance l'appareil de
Jacques Menier avait subi des dégâts réparés en toute hâte.
C'est dans ces conditions qu'il décolle, son appareil grimpant
un peu moins vite que celui de son chef, le lieutenant de Bonnefoy.
Première escarmouche vers 18 heures 30 avec un appareil
allemand, Jacques Menier n'hésita pas à piquer dessus et à le poursuivre. Ce
faisant, il fut entraîné plus avant dans le secteur de l'adversaire sans
réussir à descendre l'avion.
Cette digression l'avait éloigné de la patrouille, c'est
pourquoi, il prit de la hauteur pour rejoindre ses camarades sur les lignes.
Il planait à 3.800 mètres et se rapprochait des lignes
françaises, lorsqu'il aperçut une patrouille allemande de six appareils
rentrant chez elle.
Il attaqua l'un des trois avions du dernier groupe. Aussitôt les
six se mirent à le harceler deux par deux de chaque coté. Le combat se déroulait
à une cadence très rapide. Au bout de quelques minutes l'un des assaillants pu
se placer sous la queue de l'appareil français.
L'allemand lâcha une salve de quelques balles qui touchèrent
leur but. Un projectile, après avoir percé le calot de fourrure de Jacques
Menier glissa entre la peau et le crâne du côté gauche arrière de la tête. Un
deuxième se logea dans le réservoir d'essence de l'appareil qui prit feu
instantanément.
Jacques Menier continua sa course vers la terre laissant son
appareil l'entraîner et préparant de son mieux le contact avec le sol.
Il brisa son pare-brise, il troua la carlingue avec ses pieds,
afin de créer un appel d'air à l'intérieur et de rabattre ainsi les flammes qui
lui brûlaient la tête.
Dès qu'il aperçu les arbres, il redressa son appareil et piqua
dans une clairière, ou, du moins, ce qu'il pensait être une clairière.
Il atterrit à peu près normalement, déboucla sa ceinture et
sauta hors de l'appareil.
Immédiatement il fut fait prisonnier par le commandant de la
batterie d'artillerie allemande positionnée à quelques mètres de l'événement.
Le 19 août 1917 18h20
Départ pour une mission photographique du terrain de Sénart près
de Verdun.
Le 19 août 1917 18h50
Atterrissage de fortune à 4 Kilomètres à l'est de Damvillers
Du 20 août au 2 octobre 1917
Séjour au théâtre lazaret hôpital allemand à Montmédy.
Du 4 octobre au 15 octobre 1917
Séjour à l'hôpital des prisonniers à Trèves.
Du 16 octobre au 5 novembre 1917
Séjour au lazaret de Saarbrucken.
Du 5 novembre au 21 novembre 1917
Séjour au lazaret du camp de Bernau.
Du 21 novembre 1917 au 21 juillet 1918
Séjour au lazaret de Furtenfeldbruck Puchheim.
Le 24 août 1918
Séjour à l'hôpital Munsterlingen en Suisse.
Le 6 septembre 1918
Séjour dans la région d'internement de Montreux en Suisse.
Le 20 septembre 1918
Rapatriement et Mise en position de congé de convalescence.
Le 21 février 1919
Démobilisation.
Mr Jacques Menier a été grièvement blessé par balle et par
brûlures au visage. Il a obtenu la croix de guerre avec deux citations, une à
l'ordre de la 11 ème armée en novembre 1917, la deuxième à l'ordre des armées
du Nord et du Nord-Est en octobre 1918. La médaille militaire en février 1919
ainsi que la croix de guerre avec palme. Enfin en vertu du décret du 1er
janvier 1927 M. Jacques Menier fut fait chevalier de la Légion d'honneur par le
gouvernement de la République.
Le 11 Février prise d'armes aux Invalides. Remise de la Croix de
la Légion d'Honneur par
le Général Gouraud
Émile Menier fut le commanditaire de l'hôtel du 5 avenue Van Dyck, oeuvre
de l'architecte Henri Parent et du sculpteur-décorateur Jules Dalou, construit
entre 1870 et 1872. Ce célèbre hôtel parisien donnant sur le parc Monceau
inspira Émile Zola dans la Curée et Philippe Hériat dans la famille Boussardel.

L'hôtel du 8 rue Alfred de Vigny de style néogothique tardif, commandité
par son fils aîné Henri Menier en 1880 et qui abrite aujourd'hui le
Conservatoire International de Musique, est aussi d'Henri Parent à qui on doit
encore la tombe d'Émile Menier au cimetière du Père Lachaise.
Le nom de l'architecte Eugène Ricard est également attaché à celui des
Menier. Il réalisa à Paris le siège social de l'entreprise familiale rue de
Chateaudun (1882-83), les grandes écuries du château de Noisiel (1890) et la
villa Camille-Amélie avenue du Maréchal Juin à Cannes (1890) pour la veuve
d'Émile Menier.
Villa Camille-Amélie - de Eugène Ricard - Avenue Maréchal Juin

Edifiée en 1888 pour la mère de Gaston Menier sur un terrain escarpé proche
du château Scott. C'est une grande villa éclectique aux accents classiques et
italianisants. Trois niveaux se dressent sur une terrasse qui abrite des pièces
habitables. Corps central encadré d'une aile et d'une rotonde à l'ouest, d'une
autre rotonde à l'est ; porche d'entrée au nord. Baies de formes diverses,
colonnes corinthiennes, balustrades et chaînages à bossages. Un quatrième
niveau moderne a été ajouté.
Dans le quartier du Parc Monceau, citons encore deux autres hôtels achetés
par Gaston Menier, le benjamin :
l'hôtel Camondo au 61 rue Monceau,
et l'hôtel du 4 avenue de Ruysdaël qui abrite aujourd'hui le Conseil National
de l'Ordre des Pharmaciens.
Hippolyte Joseph Vincent Broudehoux, né le 23 janvier 1750, Neuf Mesnil,
Nord, décédé le 28 octobre 1824, Maubeuge, Nord (74 ans), prêtre, vicaire de
Sepmeries et de Liessies (filleul: Agapit Joseph Broudehoux 1761-1815)
(filleule: Hippolyte Marie Josèphe Le Conte 1784).
Angélique Françoise Lucile Broudehoux, née le 3 janvier 1752, Neuf Mesnil,
Nord, décédée le 8 mai 1834, Valenciennes, Nord (82 ans) (marraine: Marie Agnès
Angélique de Harveng) (filleule: Marie Antoine Agathe Broudehoux 1759-1759). emprisonnée à Soissons avec ses enfants sous la
Terreur, elle n'échappa à l'échafaud que parce qu'elle était enceinte (ses
cheveux blanchirent en une nuit), elle perdit son bébé en prison à Soissons.
Libérée à Thermidor, très pieuse, fervente royaliste, très éprouvée par ces
évènements, elle finit sa vie à Valenciennes, à demi ruinée.Mariée le 6 février
1783 avec Charles Louis Le Conte de Canteraine, né le 3 septembre 1731,
Maubeuge, Nord, exécuté le 7 juin 1794, Cambrai, Nord, inhumé, guillotiné sur
l'échafaud (62 ans), architecte et garde
général des forêts du Noble Chapitre des Chanoinesses de Sainte-Aldegonde à
Maubeuge, de l'Abbaye bénédictine Saint Pierre & Saint Paul d'Hautmont, et
du Prieuré d'Aymeries, capitaine au 10ème Régiment de Hussards Noirs, arrêté
sur dénonciation (mars 1794), emprisonné à Bapaume puis à Cambrai, tous ses
biens furent confisqués, condamné à mort (19 juin 1794) « pour avoir protégé
les Chanoinesses de Sainte-Aldegonde », guillotiné mort sur l'échafaud, 1ère
victime de Joseph Le Bon, dans la même charrette que toute la famille Thellier
de Poncheville, Un de ses enfants, Charles Antoine Le Conte, né le 9 décembre
1784, Maubeuge, Nord, décédé le 9 avril 1831, Valenciennes, Nord (46 ans), fut
capitaine de cavalerie, chevalier de la Légion d'Honneur. Une demande de béatification a été
introduite au Vatican par l'Evêché d'Arras en 1931.
Robert Jourdain de Thieulloy, seigneur de Thieulloy-La-Ville, de La Bailly,
de La Mothe en San...quessière, de Narvilier et de Gentel, écuyer (1744), Marchand, Échevin d'Amiens, conseiller
secrétaire du roi de la Grande Chancellerie de France (Maison, Couronne de
France et ses Finances), le 20 décembre 1737, mort en charge.
Son fils, Charles Louis Jourdain de
Muizon,
seigneur de Muizon
Conseiller du roi, receveur général des
rentes de l'hôtel de ville de Paris

MON INSPIRATION
Ma sculpture, je l'aime légère et non statique. Je cherche le mouvement, les
sentiments.
Je suis fascinée par le corps
, le corps spirituel, le corps avec l'autre, le corps dans l'action. quels
sentiments traversent le corps?
Les deux personnages
forment un couple. Ils peuvent pivoter sur leur axe l'un par rapport à l'autre,
ce qui fait une conversation entre les deux et change leurs sentiments.
Ils peuvent communiquer
toutes sortes d'émotions et de messages.
L'espace qui se crée entre
eux se modifie. Le spectateur peut les bouger lui-même. Il peut, par l'attitude
qu'il leur donne, faire passer un message aux autres spectateurs. Par cela, il
s'approprie la sculpture en devenant sculpteur d'espace et de sentiments.
Le mouvement de ces
sculptures n'est pas dû à un mécanisme, mais c'est la main de l'être humain,
avec ses sentiments, qui les tourne. Cette main donne la vie, sa vie, son
message, son intuition, son regard, ce qu'il est, ce qu'il veut dire.
2007 : Graver Maintenant,
Rueil Malmaison
2006 : Invitée d'honneur
du salon d'Ermon (Val d'Oise)
2006 : La Défense, Salon
ARTPAGE
2004 : Invitée d'honneur
du salon d'Elbeuf
2001 : Invitée d'honneur
du salon du Vésinet
2001 : Invitée d'honneur
du salon de Maurepas
1999,2000 : Le Vésinet,
2000 Prix de sculpture
1997,2000 : Versailles,
Salon des salons d'art
1998 : Montesson, Prix du
salon de sculpture
1996,1997,1998 : Saumur et
tour de France des haras nationaux
1996 : Matière &
Maniere, Paris Le Louvre
1993 : Artistes français,
Paris
1990 à 1997 : Figuration
Critique, Paris
1990 à 1994 :
Contemporaines, Paris
1990,1991,2000,2002 : MAC
2000, Paris
1989,1991 : Biennale des
Beaux-Arts, Paris
1988,1989,1992 : Ateliers
d'Art, PAAS, 1992 Ob'Art
1985 à 2007 : Chatou
1984,1985 : Violet, Paris
Une pièce au musée de
Pontarlier
Une pièce au musée Tessé
au Mans
Une pièce au musée de la
Briqueterie Baie de Saint Brieuc
Marcq-en-Baroeul 59700, Galerie Septentrion, chemin des coulons,
tél 03 20 46 35 80
Sculpture en l'île à ANDRESY, 78, pour 4 mois, embarcadaire face
à l'Hôtel de Ville. Installation en plein air de ses "Fantômes",
exposition avec 30 autres artistes, du samedi 17 mai au dimanche 14 septembre
2008
Manège Royal, Place Royale, Saint Germain en Laye, avec les Ateliers
Extraordinaires, 60 artistes, 5 oeuvres chacun, du 24 mai au 01 juin 2008
Chatou 78, Les Fantômes de l'atelier. En permanence à mon nouvel
atelier, 20bis rue des Beaunes, depuis septembre 2007.
Chatou, 78, Portes ouvertes, avec les artistes de la ville de Chatou,
samedi 27 et dimanche 28 septembre 2008 de 15h à 19h.
Chatou, 78, Salon des Beaux Arts, novembre 2008
2008 : Galerie Clac,
Aurillac, Auvergne
2002 à 2007 : Ouverture de
l'atelier fin sept, dernier week-end
2004 : Galerie Guillaume,
Paris
2001 : Alice au pays des
artistes, Paris
2001 : Golf du Sart,
Villeneuve d'Asq - Nord
2000 : Galerie Visage de
l'Art, Marly-le-Roi
1996 : Le Ressort de la
créativité, Paris
1995 : Galerie 7,
Nogent-le-Rotrou
1994 : Galerie Jean César,
Paris
1993 : Aéroport d'Orly
Ouest
1992 : Musée de
Pontarlier, Doubs
1992 : Galerie Hexagone,
Aix-la-Chapelle, Allemagne
1991 : Galerie Sylvie
Bruley, Paris
1990 : Galerie Lhomme,
Paris, Bastille
1990 : Galerie Vendôme
Rive-gauche, Paris
1990 : Galerie Promediart,
Aix-en-Provence
2006 et 2007 : Mil Arti's,
Croissy-sur-Seine, (78)
2007 : Galerie Garance, St
Germain en Laye, (78)
2006 : Terre Sauvage,
Levallois, (92)
2006 : Musée de La
Briqueterie, Baie de Saint Brieuc
2006 : Couleur de la Vie,
Bailly, (78)
2005 : "Where I Fell In Love Gallery"
"Shipston-On-Stour " Warwickshire, ANGLETERRE
2004 et 2008 : Sculptures
en l'ile d'Andrésy, (78)
2004 : Salon de l'Estampe,
Rueil-Malmaison
2004 : Les Fenêtres qui
parlent, Lille
2000,2002,2004 : Manège
royal, Saint Germain-en-Laye
2002 : Galerie Septentrion,
Marq-en-Baroeul, Nord
2000 : Art Animalia,
Chateau de Nogent-le-roi
1998 : Centre national de
l'estampe, Chatou
1997 : Genre Féminin
Pluriel, Roanne
1997 : Galerie La
Commanderie, Saint-Emilion
1996 : Chateau de Brugny,
Epernay
1995 : Musée Vera, Saint
Germain-en-Laye
1995,1997 : Biennale
internationale, La Ramée et Bruxelles
1995 à 2003 : Week Art, Le
Mans
1994 : L'art dans l'Orne,
Argentan
1996 : Rendez-vous du
monde, Paris, Tour-Eiffel
1992 : Espace SEMA Pleyel,
Paris
1990,1991 : Galerie A.J
Buci, Paris
1989 : Galerie Excalibur,
Annecy
1988 : Chateau de
Maisons-Laffite
1986,1987 : Chapelle St
Léonard, Croissy-sur-Seine
1978 : Galerie Héloff,
Paris
2000, Salon du Vésinet :
Prix de sculpture
1999, Chatou : Prix du
sénateur
1998, Montesson : Prix du
salon de sculpture
1996, Chatou : Prix du
conseiller général
1985, Salon Violet :
Médaille de bronze de la ville de Paris
1984, Salon Violet : Mention
Descendants de Jean François Broudehoux
Jean François Broudehoux, né en 1678, décédé le 11 juillet 1740,
Neuf-Mesnil (Nord) (à l'âge de 62 ans), censier de la Cense du Corbeau à
Douzies.
Marié avec Marie Barbe Françoise
Fayart, née en 1683, Maubeuge (Nord), décédée le 10 novembre 1747,
Neuf-Mesnil (Nord) (à l'âge de 64 ans), dont