5) : Charles-Louis 

VIRNOT de LAMISSART de Musemberg 

(1737-1808)

 second fils de Dominique, Syndic de la Chambre de Commerce en 1748 et de Marie-Marguerite COUSIN., frère d'Urbain Dominique Virnot et Catherine  Lenglart
Baptisé a St-Etienne le 13 Janvier 1737, 
licencié es-lois, 
Bourgeois de Lille par relief du 3 Avril 1761, 
avocat au Parlement de Flandre, 
Procureur du Roi aux Eaux et Forets.
Conseiller Municipal en 1807
Trésorier de la Ville de Lille
II fit le dénombrement de deux fiefs a Bailleul en Avril 1782, et celui du fief de Musemberg à Séquedin en Janvier 1785,
La Seigneurie de Lamissart était sise a Ennequin, pres de Wattrelos
 il mourut à Lille le 16 Mars 1808.
Le 2 Juin 1760, à St-Etienne, il avait épousé Marie-Alexandrine LENGLART, fille de Nicolas-Hubert et d'Alexandrine Carpentier, 
baptisée dans cette église le 12 Janvier 1742, décédée le 30 Juin 1818, ayant eu neuf enfants :

     Armoiries-Virnot-de-Lamissart   hotel-virnot-de-lamissart   Armoiries-Lenglart

Lamissart-Seigneurie

Lamissart

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Musemberg

Lamissart-MusembergLamissart-Soisseval

Lamissart-Soisseval

Soisseval

L'hôtel Virnot de Lamissart puis Quecq d'Henriprêt, 44, rue de la Barre à Lille.

Dans l'hôtel du 44, rue de la Barre, naquirent Julia Delannoy, grand mère du Général de Gaulle, son frère Henri et sa soeur Marie-Claire.

 

Virnot-de-Lamissart-

Charles Louis Virnot de Lamissart vendit " l'hôtel de Lamissart", 130 rue Royale à Lille  qui  garde encore son nom,
en 1786 à 
Pierre Joseph Du Chambge, baron d'Elbecq, maréchal de camp des armées du roi
i décédé en 1793.

Hotel-de-Lamissart-130-rue-Royale-Lille

 Hotel de Lamissart à Lille (cour d'honneur)hotel%20de%20Lamissart
Façades et toitures sur rue, sur cour et sur jardin (cad. HI 13) : inscription par arrêté du 1er mars 1978

Pattou-Jean-Saint-Andre-Lille
En face, l'église Saint André de Lille par Jean Pattou.

Virnot-de-Lamissart-d%E9corationVirnot-Charles-Louis

1° Alexandrine-Charlotte-Joseph-Marie VIRNOT de LAMISSART (1761-1832)

née le 28 Décembre 176r, de Charles et de Marie Lenglart, décédée le 8 Avril 1832, épousa le 18 Juin 1782, Charles-Henri DE SAVARY, Sgr DU GAVRE, 

savary 

Savary-hotel-rue-Royale-LilleSavary-hotel-rue_royale_rue_d_angleterre-Lille

Hôtel de Savary, rue Royale, Lille

Savary-Virnot

Conseiller du Roy, Trésorier de France à la Gouvernance de Lille, ne Paroisse St-Etienne, le 8 Juillet 1749, de Henri-Joseph et de Marie-Anne-Catherine de Has, lequel mourut Conseiller Municipal de Lille le 25 Juillet I8ro, ayant eu deux filles.

1° Alexandrine-Henriette DE SAVARY DU GAVRE, née Paroisse Ste-Catherine, le 30 Décembre 1783, décédée le 9 octobre r855, épouse de François-Alexandre QUECQ D'HENRIPRET;
2° Thérèse-Charlotte, qui suit;
VII. -- Thérèse-Charlotte DE SAVARY DU GAVRE, née Paroisse St-Etienne, le 16 Février 1789, décédée le 10 Février 1862, avait épousé le I5 Septembre 18I3 Charles-Léopold-Marie DE LA CHAUSSEE, Chevalier, 

lachaussee

fils de Charles, Chevalier, né le 28 juillet 1753 de Charles, Chevalier, Sgr de St-Aubin et de Marie-Beatrix Moullart de Vilmarest, page du Roi Louis XVI, puis capitaine au régiment de Berry, Chevalier de St-Louis.  (3), et de Jeanne-Rufine-Françoise de Bourgogne, né a Tournai, le 2 Janvier 1792, décédé a Lille, le 21 Juin 1884, 

« par contrat passé devant Dclerue et Salembier, notaires à Lille, en présence et du consentement de plusieurs parents et amis des parties, savoir, du côté do futur, entre autres, de dame Marie-Josèphe de la Chaussée, sa tante; de messires Louis-Charles-Félix et Alexis Aimé Warnier de Wailly, écayers, ses cousins-germains ; de messire Antoine-Louis-Augustin Moullart de Vilmarest, écuyer, ancien capitaine d'infanterie; de messire Pierre Moullart de Torcy, écuyer, ancien lieutenant-colonel au service d'Espagne; de messire François-Michel de la Chaussée, écuyer, cousins issus de germains; de messire Joseph-François-Marie Lallart de Ribchem, ancien capitaine d'infanterie, chevalier de l'ordre de S. Louis ; de messire Louis - JeanBaptiste Huvino de Bourghelles, écuyer, ancien maire <lc Lille ; de messire Philippe de Bourgogne, écuyer, le premier, oncle, et les deux derniers, cousins-germains de la mère du futur; et du côté de Mlle, de Savary. darne Marie -Anne- Alexandrine Lenglart, veuve de Charles-Louis Virnot de Lamissart, ancien trésorier de la ville de Lille, son aïeule maternelle ; de demoiselle Alexandrine-Henriette de Savary, sa sœur germaine ; de Jean-Baptiste-Gabriel-Joseph Quccq, écuyer, ancien trésorier de France, membre du collège électoral et du conseil-général du département du l\ord. oncle allié du côté paternel, de François-Emmanuel-Désiré Quecq, écuyer, ancien trésorier de France, et de Marie-Jean-Charles Gennard, receveur des domaines à Lille, oncles alliés du côté maternel. »

Ils laissent quatre enfants ; Le 19 Décembre 1876, MM. Charles de la Chaussée et Jules de Vicq, avaient par devant Me Piat, notaire a Lille, signé un acte de notoriété concernant Charles le Thierry d'Ennequin, dont Madame Désiré Le Thierry avait recueilli les éléments aux Archives.
1° Elisabeth-Zénobie DE LA CHAUSSEE, née le 5 Novembre 18r6, décédée au château d'Estaimbourg, près Tournay, le 27 Juillet 1885, s'était mariée en 1838 a Charles DE BOURGOGNE, chevalier, fils de Philippe (3), Page du Roi, et de Marie-Claire-Joseph-Julie de Brandt, marquise de Maizieres,

bourgogne-armoiries 

né à  Tournai le 8 Février 18IO, Chevalier des Ordres de Léopold et de St-Jean de Jérusalem, décédé a Estaimbourg le 24 Mars 1886, dont deux enfants ; Philippe de Bourgogne, Chevalier, né à Lille le 28 Janvier 1774, entra aux pages du Roi en 1789. En 1792 il fut nomme premier page (dignité qui au bout de quatre années conférait le grade de capitaine de cavalerie).
Il avait été de service dans les appartements .du roi le 20 Juin 1791 mais il n’apprit la fuite de la famille royale que le  lendemain. Arrêté avec deux de ses camarades, il fut maltraite par la populace qui voulait le pendre a un réverbère dans la rue St-Honore, près du Palais Royal lorsqu'un escadron de gendarmes vint l'arracher des mains des forcenés.
Au 20 Juin 1792 Philippe de Bourgogne resta constamment près du Roi et le 10 aout il fut du petit nombre des serviteurs et des gardes nationaux fideles qui lui firent un rempart de leur corps. Il l'accompagna jusqu'a l'entrée de l'assemblée ou il ne fut point admis, mais où son habit de premier page lui attira une décharge qui tua un garde à ses cotés.

 20 juin 92M-antoinette 20 juin 1792 

Il rejoignit l'armée des Princes, y re9ut au nom du Roi un brevet de capitaine des Chasseurs de Calonne signe par Monsieur et le Comte d' Artois le II septembre 1792, et prit part à la défense de Maëstricht ce qui lui valut le titre de Bourgeois de cette ville.

DE BOURGOGNE: écartelé au 1e et 4e semés de France Ii la bordure componée d'argent et de gueules, qui est de BOURGOGNE moderne) au 2 et 3" bande d'or et d'azur de 6 pièces a la bordure de gueules (qui est de BOURGOGNE ancien) et sur le tout d'or au lion de sable orne et compossé de gueules (qui est de FLANDRE). Les écartelures brisées d'un champagne d'or a la pointe de l'écu. V. LA CHESNAYE-DES-BOIS.  Cette famille est issue de Jean II de Bourgogne ne a Dijon en 1404 du Duc Jean sans Peur, et d'Agnès de Croy, fille de Jean, Sire de Renty et de Marguerite de Craon.

estaimbourg

Le Château d'estaimbourg servit de résidence secondaire aux Amédée Prouvost: "Le château d'Estaimbourg appartenait à des descendants (par la main gauche) des ducs de Bourgogne et était situé en Belgique dans le Hainaut, entre Pecq et Nichan. C'était une grande construction d'aspect assez banal et noirâtre, mais de proportions plutôt impressionnantes. Au milieu d'une pièce d'eau le bâtiment offrait des logements tellement vastes que souvent il comptait une trentaine d'habitants, tous très à l’aise. Chaque famille avait son quartier bien  à elle. C'était la joie des enfants les soirs d'arrivées, que ces grands corridors nus et vides desservant les chambres. Le coté de la bibliothèque de M. de Bourgogne était réservé à  Mme Prouvost, il semblait un asile de mystère digne de respect. II y avait l’ aile droite, quartier de M. le Chanoine de Bourgogne dont on voyait dans les portraits du vestibule la figure jeune et rosée un peu poupine malgré son rochet de dentelle, puis la chambre de Télémaque chère aux collégiens à cause d'un grand dessin représentant le héros grec. Les meubles, dont quelques-uns de prix, avaient tous un air vieillot des châteaux inhabités depuis de longues années. La fade odeur de l’entrée recelait un peu de désuétude, cependant, par de longues fenêtres, on avait de jolis aperçus de campagne. Le mont de la Trinite se profilait comme une taupinière sur un grand clé dominant la plaine et servait de baromètre ; on le trouvait bleu empanaché, et c'était merveille de voir que le temps était toujours en rapport avec les prévisions données par la montagne. Puis la pièce d'eau, la barque, le pont menant au bois de sapins ou la vigne verge rosissait si fort des le mois d'aout et flamboyait d'un rouge de feu des septembres, et les grands espaces, les allées sombres et ombragées, vrais délices pour les promenades du matin ou les lièvres vous barraient le passage, ou sautillaient gentiment les animaux apprivoises. Lors des fenaisons, les grandes pelouses odorantes offraient avec leurs meules de foin les taches de vieil argent qui tranchaient sur le vert sombre des sapins.
Dans les parages du potager, comment dire les appâts de ces murs couverts de pèches et ces pruniers en plein vent qu’on balançait sans respect pour voir tomber les fruits tièdes de soleil et juteux de leur sucre. Les petits murs, barrières et enclos variés qui divisaient le coin du potager déjà grand comme un petit empire, permettaient aux intrigants dévastateurs de se dérober par un bout ou par l’ autre lorsqu’ils entendaient un pas de jardiner. On retombait alors dans le parc de framboisiers ou dans les plates-bandes de fraisiers et on revenait au château, l’estomac et la conscience un peu chargée mais le cœur et la tête ensoleillés par l’ivresse de la nature. La vie à Estaimbourg était très monotone, point n'est besoin de le dissimuler, et quoique ces souvenirs n'aient le droit d’évoquer aucune satire, il est avéré qu'on cherchait l’ ombre du parc pour parer aux inconvénients du soleil, puis le soleil  pour se réchauffer de la fraicheur de l’ ombre, qu'on y discutait avec un esprit charitable et plein de douceur de I’ opportunité d'un salon au nord ou au midi, qu'on y cherchait avec une inaltérable patience le bien -être des marmots chéris qu'il fallait tenir un peu éloignés et qu'on emmenait de temps en temps pour ne pas trop fatiguer les oreilles maternelles. On parlait aussi pendant les repas des recettes culinaires les plus agréables au palais. Au moins la médisance était éloignée de ces conversations. Le soir enfin, on s'endormait en remerciant la Bonne Providence de tant de jodles goutées dans une paix si profonde. On ne se plaignait cependant pas de la monotone des jours. L'influence très bien faisant de Mme Prouvost se faisait sentir très douce à tous, grands et petits. Avec l’âge, elle était devenue encore plus indulgente, plus peleuse si possible, toujours souriante de ce bon sourire qui désarmait les moins bien  intentionnés. On la sentait recueille dans une profonde ferveur, et qui aurait ose exprimer une plainte, manifester un mécontentement?
Elle se faisait toute a tous et ne se réservait que de longues stations à l’ église si proche du château que la grille du parc séparait seulement. L'église était, grâce à ses soins, toujours bien  tenue et ornée de fleurs. Elle était sans style avec son porche bas, le petit cimetière a l’ entrée, et évoquait, cette petite église de village, un sentiment attendri en contemplant la simplicité de son architecture, I’ allure un peu barbare de son clocher, et on se répétait volontiers cette strophe chaque fois qu'on y entrait : Salut, je te revois encore,
Aussi pauvre, mais plus touchante Mon clocher d'ardoise que dore La pourpre du soleil couchant Parmi les arbres et les tuiles je vois encore se pencher son coq aux ailes immobiles Mon vieux clocher.
A l’intérieur, les tombeaux de la famille de Bourgogne étaient le seul document intéressant. Les fleurs de papier ornaient la statue de Saint-Ghislain, l’orgue tremblotant auquel il manquait la moitié des touches et des jeux, ronflait sous les doigts du sacristain, menuisier du village. Le parfum d'encens mélange aux senteurs de moisi, avec la sensation de fraicheur d'une cave, tout cela vous prenait à la gorge, mais on y priait bien  et les prônes de la cure étaient écoutes sans broncher.
Mme Prouvost recevait de temps en temps son curé et les curés des environs, elle avait un grand respect pour les prêtres et peut-être avait demande depuis longtemps à Dieu la faveur de donner à l’Eglise un membre de sa famille.
L'ainé de ses petits-fils, Henri Lestienne, le tout premier de cette lignée de 27 petits-enfants qui entoura sa vieillesse, fut appelée au sacerdoce. Elle put jouir des émotions si douces de sa première messe. Dans la sainteté d'une telle vocation, Il remplit une trop courte carrière de bonnes ouvres de fondations charitables et d'exercices multiples de Dévouement. Il fut prés de sa grand-mère pour lui donner les consolations de la foi et lui fermer les yeux.
Dieu couronna cette âme de prêtre en le ceignant de l’auréole des Saints, car il mourut au champ d'honneur, comme aumôner militaire, en juin 1915, ayant été plus loin que son devoir, aussi loin que son ardeur de dévouement pouvait le conduire.
Maintenant les dernières années de Mme Prouvost sont comptées.
Elle revient à Estaimbourg cependant tous les étés. Les soirées, par les chaleurs, se passaient dans la grande galère d'entrée. Malgré son affaiblissement, elle pouvait encore faire sa partie de whist avec un de ses gendres ou de ses petits-fils. Les plus remuants sortaient jusqu'a neuf heures pour chercher des vers luisants ou étudier la cosmographe avec un oncle complaisant, mais les veillées se terminales tôt à cause du lever matinal pour la messe et aussi du départ pour Roubaix d'une partie des hôtes. En 1902 l’état de Mme Prouvost devenant alarmant, on lui recommanda le grand air et le repos d'Estaimbourg. Elle y arriva très fatiguée a la fin de juin. Elle s'affaiblit très rapidement et rendit son âme à Dieu le 25 juillet. L'agonale avait été longue et apparemment douce, avec des sursauts de vêle et des phases de prostration complète. Tous ceux qui l’approchaient étaient frappés de son aspect si calme, de son expression d'aménité, Celle qu'on lui avait toujours connue.
L'abbé, son petit-fils, ne la quittait pas. Le dernier soupir étant proche, il attendit jusqu'à midi et demi  pour y assister et put de suite dire la sainte Messe dans la petite église qui avait été si souvent témoin des oraisons de sa sainte grand-mère. Deux de ses cousins servirent, la messe, et toute la famille y assista, cherchant à travers le passage  cruel de cette terre à un monde meilleur, la figure de celle qui entrait dans le triomphe et pouvait entendre les paroles saintes. « Bon et fidèle serviteur, voici la récompense que je t’ai préparée ».   
Souvenirs de Madame Amédée II Prouvost,
née
Marie Bénat, ici au sujet de ses beaux parents:
D'UN SIECLE A L'AUTRE DE BRETAGNE EN FLANDRE, SOUVENIRS D'UNE GRAND'MERE  

Présentés par son petit fils Jacques Toulemonde Roubaix, 1970-1971 

Estaimbourg-Amedee-III-Prouvost
Amédée III Prouvost, le poète, au château d'Estaimbourg

A Marie DE BOURGOGNE, née le 14 Avril 1839, mariée à N. de MAROLLES; postérité;
B Jean, né à Tournay, le 16 Avril 1843, vicaire à la Paroisse Ste-Marguerite de Tournay.
2° Aurélie-Caroline-Clémence, née le 28 Juin 1822, décédée le 1er Janvier 1874, bienfaitrice de l'Ordre des religieuses Auxiliatrices des âmes du Purgatoire (A cet ordre, fonde-par Eugénie Smet, Aurélie de la Chaussée légua un immeuble, sis rue Nationale a Lille) ;

3° Charles-Désiré-Henri, qui suivra ;
4° Clémentine-Eugénie, née le 23 Mai 1831, alliée le 14 Octobre 1862 a Charles-Pierre-Pépin GAILLARD, baron DE BLAIRVILLE, fils de Félix-Constant et de Charlotte-Ludivine de Beaulaincourt, né à la Beuvrière, le 2r Février' 182r, chef d'Escadron d' Artillerie, Chevalier de la Légion d'Honneur, décédé a Arcachon le 28 Mars 1889, dont postérité.
VIII. - Charles-Désiré-Henri DE LA CHAUSSEE, fils de Charles et de Thérèse de Savary, ne a Lille le 6 Septembre 1825, Conseiller référendaire a la Cour des Comptes, décédé à Paris, le 1° Juin 1886, épousa en premières noces a Paris, le 21 Février 1854, Alice-Adelaïde RANFRAI DE LA BAJONNIERE, fille d' Armand-Henri, et de N. Davous, née en 183I, décédée à Strasbourg le 27 Mars 1869. En secondes, noces il épousa le 26 Juin 1880, a Versailles, Jeanne-Rose-Louise DE PORTES d'Amblérien, fille de Claude-Louis-Amédée, et de Cécile-Victoire de Gascq, née en 184I, décédée a Toulouse, le 29 Mai 1895, dont:
1° Antoinette-Marie-Charlotte- Yvonne, née en 1857, décédée au château de la Bijoire (Vendée), le 17 Septembre 1862 ;
2° Daniel-Charles-Marie, ne le 10 Mai 186I, attaché d’Ambassade.
3° Aurèlie-Félicie-Marie-Thérèse, née le 11. Novembre 1863, mariée 1° Juin 1888, à Paul-Marie-Joseph-Adolphe COLLINET, vicomte de LA SALLE, fils de Marie-Edmond-Aime, et de Marie-Armande de St-Priest, né à Seur le 26 Octobre r855, capitaine d'infanterie, veuf de Marguerite-Louise-Antoinette Perier;

4° Eugénie, morte en bas-âge.

2° Charlotte-Joseph VIRNOT de LAMISSART (1764-1812),

 baptisée le 21 Septembre 1764, décédée Ie 10 Novembre 1812, qui épousa le 13 Juin 1786 François-Emmanuel-Désiré QUECQ, Sgr d'HENRIPRET,  

Quecq-Ste-Catherine-LilleQuecq-Ste-Catherine-Lille

Quecq-Virnot

fils cadet de Jean-Baptiste-François, Sgr de la Cherye et de Marie-Jeanne le Thierry, né le 6 Décembre 1756, baptise le 7, Paroisse de la Magdeleine. Parrain, Jacques Noël-Joseph Quecq, Conseiller du Roy au Baillage de Lille, et Marraine, Marie-Thérèse-Désirée Le Thierry, veuve du Sieur Thomas Joirès. Cree Trésorier de France et Général des Finances, Garde-Scel au Bureau de la Généralité de Lille le I3 Mai I783 en remplacement de M. Bernard de Meurin devenu vétéran, il fut président de la fabrique de Ste-Catherine, et releva sa bourgeoisie le 30 Décembre I786. Le I3 Juin de la même année, en la chapelle des Dominicains de la Paroisse Ste-Catherine, il avait épousé Charlotte-Joseph VIRNOT DE LA MISSART , née Paroisse Ste Etienne, le 2I Septembre I764, fille de Charles-Louis, Sgr de la Missart, trésorier de la ville de Lille, et de Dame Marie Alexandrine Lenglart.  Les témoins furent Jean-Baptiste-Gabriel-Joseph Quecq, Chevalier Sgr de Sévelingue, Trésorier de France et General des Finances, Gabriel-Joseph Ie Thierry écuyer, Sgr de la Butinerie, Contrôleur ordinaire des Guerres ; Charles-Joseph-Marie Lenglart, du Magistrat de cette ville, et Urbain-Dominique Virnot, Syndic ~ de la Chambre de Commerce. Le contrat fut passe le 10 Juin .e~1 I786 (3), par devant Me Couvreur, avocat et Notaire a Lille. MA  En outre des futurs, de leurs parents et témoins, assistaient audit contrat : Jacques-Emmanuel-Joseph Quecq, Conseiller du Roy au Baillage de Lille, et Dame Agnès-Julie-Joseph Leclercq, son épouse ; Gabriel-Joseph Le Thierry, seigneur de la Butinerie, Contrôleur Ordinaire des guerres honoraire, et dame Henriette-Thérèse Gennart, son épouse; Emmanuel-Joseph Quecq de Burgault, Conseiller du Roy au siège royal de la gouvernance du Souverain Bailliage de Lille, Charles Louis Quecq, avocat au Parlement; Edouard-Ernest-Joseph Quecq; demoiselle Julie-Désirée Quecq; dame Marie-Thérèse-Joseph de Lalaing, veuve du sieur Michel-Ange Wibault, conseiller du Roi au Siege de la Monnaie de Lille et Demoiselle Marie-Thérèse-Pélagie- Joseph Wibault, d'une part; Dame Alexandrine-Marie- Joseph Virnot, et le sieur Charles-Henri de Savary, seigneur du Gavre, conseiller du Roi au siège royal du Souverain Bailliage de Lille, son époux; Dame Rose-Marie Virnot; dame Marie-Reine-Blanche-Joseph Lenglart, veuve de M. Jean-Chrysostome- Joseph de Brigode, seigneur de Canteleu; dame Catherine-Charlotte-Joseph Lenglart, épouse du sieur Urbain-Dominique Virnot; Dame Marie-Anne Van Huffel; Dame Alexandrine-Joseph Virnot, et le sieur François-Joseph Barrois, son époux ; Demoiselle Catherine-Charlotte Virnot ; Jacques- Joseph-Marie Decroix, conseiller Secrétaire du Roi en la Chancellerie près le Parlement de Flandres, ancien Trésorier de France et Dame Marie-Catherine-Louise-Joseph Vanhoenacker, son épouse; Pierre-Louis-Joseph Carpentier, conseiller du Roi; Dame Jeanne-Marie Thérèse Carpentier, épouse de M. Eloy, seigneur de Vicq; Me Jean-Chrysostome-Joseph le Saffre, avocat au Parlement et Conseiller des deux ordres du Clergé et de la noblesse de la Province de Flandres, d'autre part. tableau de la famille Carpentier. 
Charlotte Virnot mourut a Lille Le 10 Novembre 1812 et François-Emmanuel-Désiré Quecq d'Henripret le 14 Aout 1838, étant président de la fabrique de Ste-Catherine. Sa Maison de ville était située 44, rue de la Barre; sa maison de campagne à Wazemmes, était celle de Marie-Thérèse-Désirée Le Thierry autrefois ; ils avaient eu huit enfants: 

Virnot-deLamissart-Charlotte

1° François-Alexandre, qui suit; 2° Charles-Henri, né Paroisse St-André, le 13 Novembre 1788, Membre du Conseil Municipal de 1822 a 1827, Adjoint au Maire de Lille, décédé en célibat le 4 Avril 1827, 40, rue de la Barre  

Quecq-Francois-Alexandre

3° Gabriel-Marie, né Paroisse St-André, le 19 Juin 1790, décédé le 23 Novembre suivant ; 4° Hyacinthe-Gabriel, né à Bailleul le 23 Octobre 1793, décédé en Juillet 1794 5° Charlotte-Désirée-Joseph, née a Bailleul le 28 Février 1795, présentée le lendemain a la Maison Commune dudit lieu, baptisée chez son père par le curé de Dranoustre (Pays-Bas), décédée a Lille le 8 Juin 1812 et inhumée a l'ancien cimetière de Wazemmes; 6° Edouard-Emmanuel, né à Lille le 10 Thermidor an IV (27 Juillet 1796) décédé le 18 Septembre 1796. 7° Jean-Baptiste-Lucien-Marie, qui suivra; 8° Catherine-Virginie, née a Lille le 5 Brumaire an VI, enregistrée le lendemain a la Municipalité, et baptisée chez son père par un .Missionnaire, décédée en célibat le 7 Février 1867 en son hôtel, 44, rue de la Barre.

Scherer-Marie-Anne

VI. - François-Alexandre QUECQ D'HENRIPRET, fils ainé de François-Emmanuel-Désiré, et de Charlotte Virnot de Lamissart, ne et baptise le 23 Mai 1787, Paroisse St André, épousa a minuit le 17 Octobre 1815 en l'église Ste-Catherine Alexandrine-Henriette DE SAVARY,  sa cousine germaine maternelle, née le 29/12/1783 de Charles Henri, Sgr du Gâvre, Trésorier de France, Conseiller à la Gouvernance de Lille en 1774, et de Alexandrine-Charlotte-Joseph-Marie Virnot de la Missart. Administrateur des hospices et secours public de la ville de Lille, Conseiller municipal en 1807, il mourut le 15 mars 1841 et fut inhumé à Wazemmes.
Alexandrine-Henriette de Savary décéda le 6 Octobre 1855 ; elle avait eu quatre enfants :
1° Agathe-Alexandrine, qui suit; 2° Charles-Arthur, 3° Adeline-Amélie-Laure-Marie-Thérèse, née Paroisse Ste-Catherine le 24 Juin 1822. Parrain: Henri Quecq, son oncle paternel; Marraine : Marie-Thérèse-Joseph de Savary, Dame de Sevelingue, sa grand-tante. Le 6 Septembre 1853, elle épousa Auguste-Joseph DE FRANCE de HELICAN (d'azur a la fasce d'or accompagnée en chef d'une fleur de lis d'argent, et en pointe d'un coq du même), né à St-Omer, le 23 Septembre 1822 de Paul-Charles, et de Marie Alexandrine Boudry et mourut au château de Lumbres, près St-Omer, le 26 Octobre suivant, empoisonnée, dit-on, par un verre d'eau qu'un domestique jaloux destinait a. une femme de chambre favorite.  Auguste de France mourut le 24 Septembre 1871. 4° Gustave-Lucien, qui suivra.
VII. - Agathe-Alexandrine QUECQ D'HENRIPRET, née le I5 Juillet 1816, présentée le 16 à la Maison Commune. Témoins: les sieurs Urbain Virnot de Lamissart et Henri Quecq, ses oncles paternels; Parrain: François-Emmanuel-Désiré Quecq d'Henripret, son grand-père; Marraine: Marie-Anne-Alexandrine Lenglart, veuve du sieur Charles-Louis Virnot de Lamissart, sa bisaïeule paternelle et maternelle. Elle épousa le I5 Juin 1845 à la Mairie et le 16 à minuit en l'Eglise Ste-Catherine Camille-Léon DE VICQ (de sable a six besants d'or 3, 2 et 1, à la fleur de lis d'argent posée en chef. V. Annuaire de la Noblesse de Belgique 1862, p. 805. Bulletin de la Societe d'Etudes de Cambrai XVI, p. 296), écuyer, Marguillier de Ste-Catherine, né le 30 Mars 1815, fils de Roland-François, écuyer (Roland-François DE VICQ, avait eu trois enfants : 1° Jules-Roland, antiquaire érudit, qui laissa une partie de ses collections au musée de Lille; il avait épousé Palmyre de Monthiver.
2° Emma, épouse de Melchior de Madre de Norguet (voir plus loin). 3° Camille3) et de Louise-Marie-Thérèse Van der Helle de Perdekerchof, décédé à Lille le 16 Avril 1894.
Agathe Quecq mourut le 23 Janvier 1887, ayant eu quatre enfants :
1° Roland-Alexandre DE VICQ, né le 30 Septembre 1846, baptisé Paroisse Ste-Catherine. Parrain : Roland de Vicq, grand’ père paternel; Marraine: Alexandrine-Henriette de Savary d'Henriprêt, grand’mère maternelle. Ordonné prêtre a Paris en l'Eglise St-Sulpice, le 25 Décembre 1873, l' Abbé fut vicaire de la paroisse du Sacré-Cœur à Lille, Chanoine honoraire de Meaux et mourut a Bon-Secours (Belgique) le ler Aout 1914 ;
2° Elise-Adeline-Charlotte, qui suivra;
3° René-Marie-Jules, ne Ie 10 Janvier 1850, Paroisse St-Etienne. Parrain : Jules de Vicq, son oncle paternel. Marraine: Adeline Quecq d'Henripret, sa tante maternelle, décédé en 1861;
4° Fernand-Paul, né le 17 Octobre 1852. Parrain : Gustave Quecq d' Henripret, son oncle maternel. Marraine: Palmyre Taverne de Montdhiver (Fille de François-Nicolas-Edmond négociant à Dunkerque en 1771, petite fille de Jacques-Nicolas et d' Anna Coppens, petite nièce de Jean Bart, Palmyre Taverne de Monthiver fut veuve en premières noces de Ferdinand Carrion, Vte de Nisas ; elle épousa le 29 Mars 1840 Jules-Roland de Vicq, fut.la bienfaitrice de l’église St-André, qui lui doit son clocher, et mourut à Lille 26 Février 1891, sa tante paternelle par alliance.
Fernand de Vicq épousa le 12 Avril 1883 Denyse Joseph SCHERER DE SCHERBOURG, née le 29 Décembre 1856 de Emile-François-Philippe, et de Adelaïde-Marie d'Hespel de Flencques, et mourut sans postérité en Octobre 1920. Denyse Scherer, petite-fille de Louis-Alexandre, et de Rosalie de Surmont de Bersee et petite-niece de Eubert Scherer de Vendeville.
IX. Elise-Adeline-Cha1'lotte DE VICQ, née le 17 Juillet 1848, baptisée Paroisse Ste-Catherine. Parrain: Arthur Quecq d'Henripret, son oncle; Marraine: Louise-Marie-Thérèse Van der Helle, sa grand’mère paternelle, épousa le 29 juillet 1873 Albert-Charles-Louis MOULLART (d'or au lion de vair armé et lampassé de gueules. Tenants : deux sauvages portant la bannière de l'écu. Voir la généalogie de cette famille dans CARPENNTIER. Histoire du Cambrésis, MORERI, LA CHESNAYE DES BOIS, St-ALLAIS. Les barons de Torey, seigneurs de Vilmarest, sont issus de Foulque Moullard, qui combattit pour les Anglais à Fauquemberghe en 1270), baron de VILMAREST, né à Ecuires près Montreuil-s-Mer (Pas-de-Calais) le 11 Septembre r840 de Pierre-Auguste, baron de Torey, et de Celine-Isabelle-Joseph Van der Cruysse de Waziers, dont deux filles: 1° Marie-Thérèse-Auguste-Agathe DE VILMAREST, née à Nielles-lez-Ardres, le 1er Juillet 1874, déclarée le 2.

2° Camille-Celine-Marie, née a Lille le II Novembre 1875 épouse de Raoul DE ROSNY dont deux enfants :a) Emmanuel DE ROSNY ; b) Antoine.
 VII. : Charles-Arthur QUECQ D'HENRIPRET, deuxième enfant de François-Emmanuel-Désiré, Chevalier, et de Alexandrine-Henriette de Savary, né à Lille le 23 Juin 18r8, présente 
le même jour a la Maison Commune. Témoins: François-Emmanuel-Désiré Quecq d'Henripret, son aïeul, et le sieur Urbain-Dominique Virnot de La Missart, son grand-oncle paternel et maternel ; il mourut le 25 Juillet 1902 au château de Barcenalle et fut inhume a Bondues. Le 23 Aout 1866, il avait épousé Marie-Mathilde-Fernande VAN EYLL, née à Malines, le 24 Décembre 1827, fille de Alexandre-Antoine-Joseph Alard, baron Van Eyll de Barcenalle C), et de Marie-Angélique- Joséphine, comtesse de Gourcy-Serainchamps, dont une fille, qui suit:

 VIII. - Marie-Antoinette-Alexandrine QUECQ D'HENRIPRET, née à Lille le 9 Mai 1868 épousa le 27 Mai 1891 Mizaël Edouard-Edmond LE MESRE, Comte de PAS, fils de Charles-Joseph-Alfred (2), et d'Idalie-Marie-Ghislain Vermeulen, né à Gand le 2r Avril 1866, dont postérité. Chateau de Pas

Gustave Quecq, né Paroisse Sainte Catherine le 14 avril 1828, présenté à la maison commune et baptisé le 21 avril; parrain : Jean Baptiste Quecq d’Henriprêt, son oncle ; Marraine: Henriette- Thérèse-Gabrielle Quecq, cousine germaine de son père. Il épousa le 17 Septembre 1865 en l'Eglise de la Madeleine Sarah-Louise-Marie DE MADRE DE NORGUET: (d'azur à un entrelacs d'or. Situé à Bachy et relevant de la Seigneurie de Templeuves en Dossenez, le fief de Norguet consistait en seize bonniers et demi.), née le 23 Mars 1843 de Me1chior-Edouard-Joseph, et de Emma-Marie-Séraphine de Vicq, décédée à la Buissière le 2 Juillet 1899 ; il mourut le 20 Juillet 1876 laissant deux enfants : 1° Louise-Marie, née à Lille le 11 Février 1870, alliée en 1890 à Etienne-Charles GIROD DE RESNES, ne a Beaumetz-les-Loges le 10 Février 1855 de Casimir-Charles et de Berthe-Alexandrine du Fresne de Beaucourt, officier de cavalerie, décédé sans enfant. Par testament, Louise Quecq de Resnes a donne au Musée de la ville de Lille une magnifique Vierge en ivoire du XIVème siècle.
2° Henri-Melchior QUECQ D'HENRIPRET, à Lille le I5 juillet 1872, épousa le 28 Aout I900 au Château de Marchin (Belgique) Cécile-Marie-Isabelle- Ghislaine, comtesse de ROBIANO (d'argent au chef d'azur émanché de trois pointes et charge de trois fleurs de lis d'or. Cette famille était établie a. Milan des le X° siècle ; au Congres d' Anvers (1626) Balthazar de Robiano, trésorier général des finances, était le Ministre plénipotentiaire des Archiducs.), Née a Bruxelles le 3 Décembre 1878 d'Alphonse, et de Clémentine Pycke de Peteghem dont il eut quatre enfants :
1° Raphael, né à la Buissine, le 12 Octobre 1901; 2° Odile-Cécile-Marie, née a Lille, le 30 Octobre 1902 ; 3° Lucienne-Jeanne-Clémentine, née a Lille, le 21 Mars:
VI. - Jean-Baptiste-Lucien-Marie QUECQ D'HENRIPRET, septième enfant de Francois-Emmanuel-Désiré, Chevalier, et de Charlotte- Joseph Virnot de Lamissart, ne a Lille le 27 frimaire an VIII (17 Décembre 1799) enregistre ledit jour a la Municipalité, et baptise le lendemain chez son père par un Missionnaire, épousa a Cambrai, Paroisse du St-Sépulcre, le 26 Septembre 1827 Claudine-Cécile-Louise de St-LEGER (d'azur Ii deux épées d'argent posées en sautoir, accompagnées en chef d'un soleil d'or. Supports: deux licornes.), née a Cambrai le 5 Mars I8u de Jean-Baptiste-Alexandre, chef de bataillon du Génie en retraite, Chevalier de la Légion d'Honneur et de Adelaïde-Marie- Louise Benoit de Neuflieu. Petite fille de César-Alexandre de St-Leger, chevalier, seigneur de Beautor. Capitaine, et d'Albertine de Preséau.
Lucien Quecq était juge honoraire au Tribunal de Ire instance de Cambrai lorsqu'il mourut Ie 26 Juillet 1887, laissant une fille unique, qui suit: 

VII. - Laurence QUECQ D'HENRIPRET, née à Cambrai le 21 Mars 1840, baptisée a la Paroisse du St-Sépulcre. Parrain : Alexandre Quecq d'Henriprêt, son oncle paternel; Marraine: Adelaïde-Marie-Louise de Neuflieu, son aïeule maternelle, épousa a Cambrai le 8 Septembre 1863 Paul-Alexandre-Joseph, baron d'HAUBERSART, ne a Douai le 12 Juillet 1833 fils de Charles-Louis-Joseph, (Charles-Louis-Joseph, baron d'Haubersart, ne le 4 Avril 1775, décédé le 23 Aout 1856, était le fils cadet d'Alexandre-Claude- Joseph-Séraphin. Celui-ci, né à Coutiches (Nord) le 18 Octobre 1732. époux le 17 Juillet 1788 de Rosalie-Ursule Raison, Substitut au Parlement de Flandres en 1789, premier Président de la Cour de Douai, Député au Corps législatif en 1805, Chevalier de l'Empire le 28 Janvier 1809, Baron et Sénateur en 1813, fut créé Pair de France le 4 Juin 1814 et mourut a Douai le 16 Aout 1823) inspecteur des contributions du Département de Vaucluse et de Marie-Clémentine de Lespaul (Clémentine de Lespaul, née à Lille de Clément-Charles-Joseph et de Marie-Philippine Aronio). d’HAUBERSART : d'azur au chevron d'or charge de deux épées appointées de sable, accompagné en chef de deux étoiles d'argent et en pointe d'une balance du même.
Le baron Paul d'Haubersart était secrétaire de l'Ambassade de France a Rome, chevalier de la Légion d'Honneur, des ordres de Pie IX et de François Ier de Naples, Commandeur de l'Ordre de Saint-Silvestre, et mourut accidentellement a Paris le 20 Mai 1868, âgé de 35 ans ; il laissait deux enfants : 2° Maurice-Joseph, né le 21 Aout 1867 et décédé le 3 Septembre de la même année.

1° Marthe-Marie, d'HAUBERSART, née le 5 Septembre 1866, alliée à Cambrai le 12 Janvier 1886 a Raoul- Gabriel-Ghislain, baron des ROTOURS, fils d'Eugene (2), député du Nord, et de Emma Van den Heeke de Lembeeke, Robert-Eugene, baron des Rotours, né au château d'Aniche, le 23 Octobre 1833, d'Antonin, et de Séraphique-Eugénie Plichon.Premier commis des Monnaies, un de ses ancêtres publia ses « observations sur la déclaration du 30 Octobre 1785 au sujet de l'augmentation des prix des matières d'or et d'argent depuis le Ier Janvier 1720». dont deux fils:
A°- Guillaume-Antonin-Joseph-Ghislain, Baron des ROTOURS, né à Cambrai le 1er Juillet 1888, Député du Nord, épousa le 6 Mars 1912 Elisabeth de FRANQUEVILLE (de gueules au chef d'or), née a Paris le 9 Février 1888 du Comte Roger de Franqueville, et de Marie de Mun, dont sont issus :
1° Jacques-Gabriel-Joseph, né à Avelin (Nord), le 17 Mars 1913 ;
2° Laurence-Antoinette-Marie, née à Paris le 5 Mai 1916.

B°- Robert-Marie-Piat des ROTOURS (d'azur à trois besants d'argent), né à Avelin, le 19 Juillet 1891, épousa le 13 Octobre 1926 Claire Jeanne POTIER DE COURCY (de gueules a la fasce d'argent, accompagnée de trois croisettes du même), fille du Vicomte Jean et de la Vicomtesse née Slary d'Harcourt, dont une fille :Alix-Jeanne-Marie-Marthe, née à Paris le 17 Décembre 1927

Des-RotoursQuecq-St-Legerchateau-d-AvelinProuvost-Virnotd-Haubersart-Quecq-d-HenripretArmoiries-d-haubersartdes-Rotours-d-Haubersart                               

           Blason des Rotours,        Quecq d'Henripret             Château d'Avelin,      Alliances Prouvost-Virnot,                                                   d'Haubersart              des Rotours         

3° Urbain-Louis-Joseph,

 baptisé le 29 Décembre 1765, décédé le 21 Novembre 1767;

4° Pierre-Alexandre,

baptise paroisse Ste-Catherine, le 28 Juillet 1769, décédé le 16 Octobre 1772;

5° Hubert,

 baptise le 14 Novembre 1770, décédé le 16 Mai 1777 ;

6° Rose-Marie VIRNOT de LAMISSART (1772-1851)

épousa, le 13 Brumaire an III (Novembre 1795), Jean-Baptiste PROUVOST, né la Madeleine-lez-Lille, âgé de 29 ans, fils de Jean-Baptiste, « practicien» et de feue Marie-Madeleine-Elisabeth Baillant (fille de Jacques et de défunte Marie-Magdeleine Malfait), fils de « sieur Jean Baptiste Prouvost», né à Wasquehal, bourgeois de Lille en 1776, fils de Robert Prouvost et Marie-Anne Joseph Florin, décédé le  7/5/1797, sans postérité ; remariée à Marie-Jean-Charles Gennart, receveur des domaines, + 12/2/1834, + paroisse St-André 15/11/1881dont le beau frère était Charles-Alexandre-Joseph Rameau : sans enfant et grand amateur de fleurs, celui-ci se retira a Mons-en-Pévèle, ou il mourut laissant par donation entre vifs des 7 et 15 Septembre 1875 à la Ville de Lille, une somme de 480.000 francs pour l'érection d'un palais destiné aux concours agricoles et aux expositions florales.
palais_RameauPalais Rameau Lille»

 

Gennard

Gennart.Virnot-de-Lamissart

 

Gennart.Virnot-de-Lamissart

Bienfaiteurs-Lille

7° Jean-Chrysostome-Joseph VIRNOT de LAMISSART,

né le 1er Juillet 1774, décédé en bas âge;

 

8° Catherine-Sophie VIRNOT de LAMISSART,
 ci-dessus

9° Louis-Urbain VIRNOT de LAMISSART,

né le 23 Novembre 1779, décédé le 20 septembre 1837; en Prairial an X (3I mai 1802), épouse Aimée-Joseph PROUVOST, décédée le 30 Mai 1819, 44 ans, fille de Jean Baptiste Prouvost, négociant et Marie-Magdelaine Isabelle Joseph Baillant, dont un fils Urbain-Léon PROUVOST, né le 29 Fructidor, an XII (16 Septembre 1804), décédé le 26 Vendémiaire 15/12/04.

le 11 Prairial an X (3I Mai IS02), il avait épousé Aimée-Joseph PROUVOST, décédée le 30 Mai 1819, âgée de 44 ans, dont un fils Urbain-Léon VIRNOT de LAMISSART, ne le 29 Fructidor, an XII (16 Septembre 1804), décédé le 26 Vendémiaire (I5 Décembre de la même année). A propos de l'hôtel Virnot de Lamissart, en janvier 1838, Barthélemy Delespaul, dit Delespaul Aîné, achète aux héritiers de Monsieur Virnot-Delamyssart, moyennant 91.720 francs, une belle maison avec atelier adjacent, située 73 rue de Jemmapes à Lille (actuellement 52, façade de l'esplanade à Lille); Il s’agit de la succession de Louis-Urbain VIRNOT de LAMISSART. 

 

Jehan PROUVOST,

 né à Roubaix vers 1545, décédé à Wasquehal, époux d’Antoinette LEBLAN

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Pierre PROUVOST,

laboureur à Wasquehal et peigneur de sayette, né vers 1590. Certaines sources le disent décédé le 7/12/1623 à Wasquehal, mais cela est incompatible avec la date de naissance de son fils. Il épouse Marguerite des TOMBES (Rentes héritières 2BXI 09C 1456 du 14/06/1623 er 2BXI 08B 956 du 15/03/1617)

Guillaume PROUVOST ca 1580-

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Pierre PROUVOST,

né vers 1621, décédé le 19 février 1697 - Roubaix (Nord)épouse à Lille, le 20/12/1651, Philippotte de LESPIERRE, née à Croix le 14/12/1628, décédée à Roubaix en1709, fille de Jacques (v1600-+19/11/1639) et de Marguerite FLAMENG (vers 1600, décédée le 17/04/1646). Jacques est fils de Daniel DELESPIERRE, Seigneur de Wassegnies ca 1560-/1614Pierre et Philipotte eurent 10 enfants de 1652 à 1664.

Pierre PROUVOST 1606-1681

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Guillaume PROUVOST

né le 03/03/1660, époux par contrat du 18/01/1690 à Lille (Tab 201/03) de Jeanne DUBOIS (fille de Jean °v1635 et de Jeanne d'ILLIES), née St André vers 1665, dont au moins 6 enfants nés à Wasquehal ql de 1692 à 1704,

Pierre PROUVOST, Echevin de Wasquehal 1648-1691

épouse

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Marguerite de Lespaul

Robert Joseph PROUVOST

 né à Wasquehal le 30/04/1699, malade le 17/02/1744, épouse à Mouvaux, le  04/05/1738, Marie Anne Joseph FLORIN, dont 3 enfants connus

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Jean Baptiste PROUVOST

Prouvost-Jean-Baptiste

 bourgeois de Lille par achat du 17/05/1776,

épouse Marie Madeleine Isabelle BAILLIANT, née à La Madeleine vers 1747, (fille de Jacques et de Marie Madeleine MONFROY), décédée à Wasquehal le 17/02/1744, demeurant à Marcq.

 

 

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Jean Baptiste Joseph PROUVOST 1765-1797;  épouse Rose Marie VIRNOT de LAMISSART ;              sa soeur Aimée-Joseph PROUVOST, décédée le 30/05/1819, épouse Louis-Urbain VIRNOT de LAMISSART , 23/11/1779- 20/09/1837               

 

 

Prouvost-Aimee

Virnot-Louis-Urbain-Prouvost
Ils possédaient deux magnifiques hôtels particuliers rue Royale et façade de l’Esplanade à Lille.

Hôtel Virnot de Lamissart 52 façade de l’Esplanade LillHôtel Virnot de Lamissart 52 façade de l’Esplanade Lille  
   Hôtel Virnot de Lamissart (Prouvost)52, façade de l’Esplanade (angle rue de Jemmapes) Lille

Pattou-Jean-facade-esplanade-Lille
Une onirique vue du grand Jean Pattou

Hotel-de-Lamissart-130-rue-Royale-LilleVirnot-Prouvost

Vente hotel Virnot de Lamissart a LilleVente hotel Virnot de Lamissart a Lille


Documents  P.H. Guermonprez

A propos de l'hôtel Virnot de Lamissart, 52, façade de l'Esplanade, en janvier 1838, Barthélemy Delespaul, dit Delespaul Aîné, propriétaire avec son frère de la filature de lin Delespaul & Delespaul, maire adjoint de Lille, bienfaiteur des Hospices de Lille, Une rue de Lille portera son nom. 1805 – Lille-2 octobre 1854 4 à 49 ans, fils de Barthélémy Delespaul 1778-1813 et Henriette Julie Françoise Pollet, achète aux héritiers de Monsieur Virnot-Delamyssart, moyennant 91.720 francs, une belle maison avec atelier adjacent, située 73 rue de Jemmapes à Lille (actuellement 52, façade de l'esplanade à Lille), succession de Louis-Urbain VIRNOT de LAMISSART, 9° enfant de Charles-Louis.

Virnot-Louis-Urbain.

Il y a eu quatre alliances entre les Virnot et les Prouvost : deux au XVIII°, deux au XX° siècle :

Rose-Marie VIRNOT de LAMISSART (1772-1851) épouse de Jean-Baptiste PROUVOST

Louis-Urbain VIRNOT de LAMISSART (1779- 1837), épouse Aimée-Joseph PROUVOST,

Au XX° siècle, Marthe VIRNOT épouse Georges PROUVOST

Brigitte VIRNOT épouse Christian PROUVOST

Thompson-demeures-Prouvost-Virnot

Les demeures Prouvost-Virnot par Guillaume Thompson


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Quelques figures dans la descendance d'Alexandrine Charlotte Virnot

Alexandrine Charlotte Virnot, née le 28 décembre 1761, Lille (59), décédée le 8 avril 1832, Lille (59) (70 ans). Mariée le 26 juin 1782, Lille, avec Charles Henry de Savary, seigneur du Gâvre, né le 8 juillet 1749, Lille (59), décédé le 25 juillet 1810, Lille (59) (61 ans), trésorier de France, conseiller à la Gouvernance de Lille, 

Fille

Alexandrine Henriette de Savary, née en 1783, baptisée le 29 décembre 1783, Lille (59) Ste Catherine, décédée le 6 octobre 1855 (72 ans). Mariée le 17 octobre 1815, Lille, avec François Alexandre Quecq d'Henripret, né le 23 juillet 1787, Lille, Nord, décédé le 15 mars 1841, Lille, Nord, inhumé, Wazemmes, Nord (53 ans), administrateur des secours publics et des hospices de Lille, conseiller municipal de Lille, 

Petits enfants

Agathe Alexandrine Quecq d'Henripret, née le 15 juillet 1816, Lille, Nord, décédée le 23 janvier 1887, Lille, Nord (70 ans).Mariée le 15 juin 1845, Lille, Nord, avec Camille de Vicq, né le 30 mars 1815, Lille, décédé le 10 avril 1894, Lille (79 ans), marguillier de Ste-Catherine à Lille, 

Charles Arthur Quecq d'Henripret, né le 20 juin 1818, Lille , décédé le 25 juillet 1902, Lille , inhumé, Bondues (84 ans).
Marié le 30 août 1866, Leignon, Belgique, avec Mathilde van Eyll, née le 23 septembre 1827, Malines, décédée le 17 février 1914, Lille, inhumée, Bondues (86 ans), 

                                                                                                                                                                    Arrière petits enfants

Roland Alexandre de Vicq, né le 30 septembre 1846, Lille, Nord, décédé le 1er août 1914, Bonsecours, Belgique (67 ans), prêtre, chanoine de Meaux.

Elise de Vicq, née le 17 juillet 1848, Lille, décédée le 27 février 1902,Nielles-lès-Ardres (53 ans).
Mariée le 29 juillet 1873, Lille, avec Albert Moullart de Vilmarest, né le 11 septembre 1840, Ecuires, 

Marie Quecq d'Henripret, née le 9 mai 1868, Lille , décédée le 27 octobre 1945, château de l'Abbaye, Witternesse (Pas-de-Calais) (77 ans). Mariée le 27 mai 1891, Lille , avec Mizaël Le Mesre de Pas, né le 21 avril 1866, Gand (Belgique), décédé le 26 février 1941, Beauvoir (Loir-et-Cher) (74 ans), 

Louise Marie Quecq d'Henripret, née le 11 février 1870, Lille, Nord. Mariée le 11 février 1890, Lille, Nord, avec Étienne de Girod de Resnes, né le 10 février 1855, Beaumetz-les-Loges, officier de cavalerie, capitaine de réserve au 5ème régiment de Dragons en 1890 (fils adoptif: Jean de Guillebon de Resnes 1899-1963).

Henri Quecq d'Henripret, né le 15 juillet 1872, Lille, décédé. Marié le 28 août 1900, château de Marchin, Belgique, avec Cécile de Robiano, née le 3 décembre 1878, Bruxelles, Belgique, décédée le 15 mars 1921 (42 ans), 

                                                                                                                                                                                                     4° génération

Germaine Le Mesre de Pas, née le 13 août 1893, château, Audenhove (Belgique), décédée le 5 septembre 1975, château, Béhencourt (Somme) (82 ans). Mariée le 29 novembre 1921, Paris (75) - 8e arrondissement, avec Hubert Labbé de Montais, né le 23 avril 1897, château de Beauvoir, Saint-Jean-Froidmentel (Loir-et-Cher), décédé le 3 août 1943, château de Beauvoir, Saint-Jean-Froidmentel (Loir-et-Cher) (46 ans), 

Jean Le Mesre de Pas, né le 16 juin 1896, château, Audenhove (Belgique), décédé le 9 décembre 1939, Angers (Maine-et-Loire), inhumé, Lille (43 ans).

André Le Mesre de Pas, né le 8 octobre 1900, château de BasOha, Bas-Oha, Belgique, décédé le 8 octobre 1961, Tours, Indre-et-Loire (61 ans). Marié le 27 novembre 1929, Lille, Nord, avec Gisèle Quecq d'Henripret, née le 10 décembre 1909, Lille, Nord, décédée le 17 juillet 1971, Tours (61 ans), 

Raphaël Quecq d'Henripret, né le 12 octobre 1901, Labuissière, décédé le 11 mars 1965, Liège (63 ans). Marié le 20 décembre 1923, Lovendegem, Flandre-Orientale, avec Simone Dons de Lovendeghem, née le 9 avril 1901, Lovendegem, Flandre-Orientale, décédée le 22 février 1964, Gand (62 ans), 

Gisèle Quecq d'Henripret, née le 10 décembre 1909, Lille, Nord, décédée le 17 juillet 1971, Tours (61 ans). Mariée le 27 novembre 1929, Lille, Nord, avec André Le Mesre de Pas, né le 8 octobre 1900, château de Bas-Oha, Bas-Oha, Belgique, décédé le 8 octobre 1961, Tours, Indre-et-Loire (61 ans),

Antoinette Le Mesre de Pas, née le 4 mai 1892, château de BasOha, Bas-Oha (Belgique), décédée le 6 mai 1986, château de Sury, St Jean aux Amognes (Nièvre) (94 ans). Mariée le 16 décembre 1920, Paris, avec Henri Milliet de Faverges et de Challes, marquis de Faverges et de Challes (9e, 1909), marquis d'Arvillars (10e, 1909), né le 27 mai 1888, château de Sury, Saint Jean aux Amognes (Nièvre), décédé le 9 février 1976, château de Sury, Saint Jean aux Amognes (Nièvre), inhumé, Saint Jean aux Amognes (Nièvre) (87 ans), maire de St Jean aux Amognes, ingénieur agronome, officier de réserve, 

 

                                                                                                                                                      5° génération

Guy Milliet de Faverges et de Challes, marquis de Faverges et de Challes (10e, 1976), marquis d'Arvillars (11e, 1976), né le 30 septembre 1921, Nevers (Nièvre), décédé le 27 mai 1991, château de Sury, Saint-Jean-aux-Amognes (Nièvre) (69 ans), ingénieur agricole (ESA Angers). Marié à Saint-Valéry-sur-Somme, 80, avec Isabelle de Colnet,

Amédée Milliet, comte de Faverges et de Challes, né le 25 février 1923, Nevers, Nièvre, décédé le 4 janvier 2002, Bourges, Cher (78 ans), ingénieur du Génie Rural. Marié le 2 octobre 1947, Sainte-Solange, Cher, avec Marie-Henriette de Bengy-Puyvallée, née le 27 octobre 1923, Bourges, Cher, décédée le 19 novembre 1987, Bourges, Cher (64 ans).

Élisabeth Milliet de Faverges et de Challes, née au château de Sury, Saint Jean aux Amognes (Nièvre). Mariée à  Saint Jean aux Amognes (Nièvre), avec Patrice de Feuilhade de Chauvin, né le 20 mars 1920, Marseille (Bouches du Rhône), décédé le 2 novembre 1995, château du Bouilh, Saint-André de Cubzac (Gironde) (75 ans), propriétaire du château du Bouilh, ingénieur agricole.

Yvonne Labbé de Montais, née le 5 novembre 1922, Saint-Omer, 62, décédée le 28 février 2012 (89 ans). Mariée le 17 juillet 1948, Lille, 59, avec Charles-Bernard du Cauzé de Nazelle, né le 30 janvier 1919, Saint-Germain-en-Laye (Seine-et-Oise), décédé en 2002, château de Béhencourt, Béhencourt (Somme) (83 ans), ingénieur des Eaux et Forêts.

Philippe Quecq d'Henripret, né le 25 mars 1925, Gand, décédé le 20 mai 2013, Ixelles, inhumé le 24 mai 2013, Lovendegem, Flandre-Orientale (88 ans). Marié avec Jacqueline van Acker, décédée avant 2001.

 

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Quelques figures dans la descendance de Charlotte Joseph Virnot

Jusqu'à la 5e génération.

Charlotte Joseph Virnot, née le 21 septembre 1764, Lille, Nord, baptisée le 21 septembre 1764, Lille, Nord, décédée le 10 novembre 1812, Lille (59) (48 ans). Mariée le 13 juin 1786, chapelle des Dominicains de Sainte-Catherine, Lille, Nord, avec François Emmanuel Désiré Quecq, seigneur d'Henripret, né le 6 décembre 1756, Lille, Nord, décédé le 14 août 1838, Lille, Nord (81 ans), trésorier du Roi, général des finances, garde-scel à la généralité de Lille, 

Enfants

François Alexandre Quecq d'Henripret, né le 23 juillet 1787, Lille, Nord, décédé le 15 mars 1841, Lille, Nord, inhumé, Wazemmes, Nord (53 ans), administrateur des secours publics et des hospices de Lille, conseiller municipal de Lille. Marié le 17 octobre 1815, Lille, avec Alexandrine Henriette de Savary, née en 1783, baptisée le 29 décembre 1783, Lille (59) Ste Catherine, décédée le 6 octobre 1855 (72 ans), 

Charles Henri Quecq, né le 13 novembre 1788, Lille, Nord, décédé le 4 avril 1827, Lille, Nord (38 ans), conseiller municipal de Lille et adjoint de 1821 à 1827, receveur des domaines.

Catherine Virginie Quecq, née en 1797, Lille, Nord, décédée le 7 février 1867, Lille, Nord (à l'âge de 70 ans).

Lucien Quecq d'Henripret, né le 18 décembre 1799, Lille, Nord, décédé le 26 juillet 1887, Cambrai, Nord (87 ans), juge au Tribunal de Première Instance de Cambrai. Marié le 17 septembre 1827, Cambrai (59), avec Claudine Cécile Louise de Saint-Léger, née le 5 mars 1811, Cambrai (59), décédée, 

 

                                                                                                                                                                                             Petits enfants

Agathe Alexandrine Quecq d'Henripret, née le 15 juillet 1816, Lille, Nord, décédée le 23 janvier 1887, Lille, Nord (70 ans). Mariée le 15 juin 1845, Lille, Nord, avec Camille de Vicq, né le 30 mars 1815, Lille, décédé le 10 avril 1894, Lille (79 ans), marguillier de Ste-Catherine à Lille,  

Laurence Quecq d'Henripret, née le 21 mars 1840, Cambrai . Mariée le 8 septembre 1863 avec Paul, baron d'Haubersart, né le 12 juillet 1833, Douai , décédé le 20 mai 1868, Paris, inhumé, Cambrai (34 ans), secrétaire d'ambassade, 

 

                                                                                                                                                                      Arrières petits enfants

Roland Alexandre de Vicq, né le 30 septembre 1846, Lille, Nord, décédé le 1er août 1914, Bonsecours, Belgique (67 ans), prêtre, chanoine de Meaux.

Louise Marie Quecq d'Henripret, née le 11 février 1870, Lille, Nord.
Mariée le 11 février 1890, Lille, Nord, avec Étienne de Girod de Resnes, né le 10 février 1855, Beaumetz-les-Loges, officier de cavalerie, capitaine de réserve au 5ème régiment de Dragons en 1890 (fils adoptif: Jean de Guillebon de Resnes 1899-1963).

 

                                                                                                                                                           4° génération

Antoinette Le Mesre de Pas, née le 4 mai 1892, château de Bas-Oha, Bas-Oha (Belgique), décédée le 6 mai 1986, château de Sury, St Jean aux Amognes (Nièvre) (94 ans). Mariée le 16 décembre 1920, Paris, avec Henri Milliet de Faverges et de Challes, marquis de Faverges et de Challes (9e, 1909), marquis d'Arvillars (10e, 1909), né le 27 mai 1888, château de Sury, Saint Jean aux Amognes (Nièvre), décédé le 9 février 1976, château de Sury, Saint Jean aux Amognes (Nièvre), inhumé, Saint Jean aux Amognes (Nièvre) (87 ans), maire de St Jean aux Amognes, ingénieur agronome, officier de réserve, 

Guillaume, baron des Rotours (4e), né le 1er août 1888, Cambrai , décédé le 4 août 1970, château du Nozet, Pouilly-sur-Loire (Nièvre), inhumé, Avelin (82 ans), avocat, capitaine d'infanterie, conseiller général du Nord (1937), député du Nord (1919-1935), sénateur du Nord (1935-1941), maire d'Avelines (1919). Marié le 6 mars 1912, Paris VII, avec Élisabeth de Francqueville, née le 9 février 1888, Paris VIII, décédée le 15 mai 1964, Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), inhumée, Avelin (76 ans) (mariage civil : ou 17e arrondissement ?; mariage religieux célébré le 07.03.1912 à Paris - 75), 

Robert des Rotours, né le 19 juillet 1891, Château d'Avelin, décédé le 7 novembre 1980, Viroflay (Yvelines) (89 ans), sinologue. Marié le 13 octobre 1926, Paris 8è, avec Claire Potier de Courcy, née le 8 mars 1906, Le Mans (Sarthe), décédée en 1996, Versailles (Yvelines) (90 ans), 

"    Robert des Rotours est issu d'une famille noble originaire de "Les Rotours" en Normandie puis établie dans le Nord. Son frère (Guillaume des Rotours), son père, son grand'père et son arrière-grand'père ont tous été maires, conseillers généraux et députés d'Avelin. Il fit ses études secondaires au collège des jésuites à Lille puis vint en 1909 à Paris pour y suivre les cours de l’Ecole des Sciences Politiques dont il fut diplômé en 1911. Le 27 octobre 1911, il partit pour Berlin afin d’y apprendre l’allemand et rentra en France en juin 1912.
    Le 8 octobre 1912, il fut incorporé au 1er régiment d’artillerie à pied de Dunkerque. Son caractère indépendant lui fit détester l’esprit militaire et il resta simple cantonnier. Le spectacle de la guerre et l’énormité des dépenses, tant en vies humaines qu’en argent, amena Robert des Rotours à concevoir des doutes sur l’utilité de l’idée de patrie.
    Cependant, conscient de la difficulté d’établir un nouvel ordre, il prit la résolution de se désintéresser complètement de la politique et se consacra dès lors à des études d’érudition. Il commença à apprendre le chinois et l’histoire de la Chine, au front et pendant ses permissions. Le 30 mars 1917, il est affecté au fort de Montbre près de Reims, poste idéal pour l’étude du chinois. Il y resta jusqu’en septembre 1918.
     Il obtint le diplôme de chinois de l’Institut des Langues orientales vivantes en juin 1920.
    Le 4 août 1920, il s’embarqua au Havre pour le Canada, avec la Chine comme destination, et arriva à Pékin le 2 décembre suivant. Il y passa près de deux ans et quitta la Chine, le 4 novembre 1922, pour rentrer en France en faisant quelques étapes en Indochine, au Siam, à Java et en Inde. Le 2er avril 1923 il était de retour à Paris.
    Robert des Rotours obtint le diplôme de l’Ecole des Hautes Etudes en 1927 et s’installa à Viroflay dans une propriété, « La Côte du Paradis », achetée à la veuve du peintre Tony Robert-Fleury . L’atelier du peintre fournit à Robert des Rotours une pièce de rêve pour y installer son importante bibliothèque de livres chinois.
    Le 5 septembre 1931, il participa au Congrès des Orientalistes de Leyde (Pays-Bas).
    Le 14 octobre 1933, il s’embarqua à Venise pour un nouveau séjour en Chine, dont il revint par le Transsibérien et se trouva à Paris le 10 janvier 1934.
    A partir de 1945, il remplit les fonctions d’administrateur de l’Institut des Hautes Etudes Chinoises à la Sorbonne dont il devint directeur honoraire en 1959.
    Il reçut le titre de membre d’honneur des Hautes Etudes Chinoises de Belgique en 1976." Wikipédia.

 

                                                                                                                                                                   5° génération

Elisabeth Milliet de Faverges et de Challes, née au château de Sury, Saint Jean aux Amognes (Nièvre). Mariée à  Saint Jean aux Amognes (Nièvre), avec Patrice de Feuilhade de Chauvin

Guy Milliet de Faverges et de Challes, marquis de Faverges et de Challes (10e, 1976), marquis d'Arvillars (11e, 1976), né le 30 septembre 1921, Nevers (Nièvre), décédé le 27 mai 1991, château de Sury, Saint-Jean-aux-Amognes (Nièvre) (69 ans), ingénieur agricole (ESA Angers). Marié le 28 septembre 1946, Saint-Valéry-sur-Somme, 80, avec Isabelle de Colnet, née le 26 janvier 1923, Villers-Chatel, Pas-de-Calais, décédée le 21 février 2001, Nevers, Nièvre (78 ans).

Amédée Milliet, comte de Faverges et de Challes, né le 25 février 1923, Nevers, Nièvre, décédé le 4 janvier 2002, Bourges, Cher (78 ans), ingénieur du Génie Rural Marié le 2 octobre 1947, Sainte-Solange, Cher, avec Marie-Henriette de Bengy-Puyvallée, avec Patrice de Feuilhade de Chauvin, né le 20 mars 1920, Marseille (Bouches du Rhône), décédé le 2 novembre 1995, château du Bouilh, Saint-André de Cubzac (Gironde) (75 ans), propriétaire du château du Bouilh, ingénieur agricole.

Yvonne Labbé de Montais, née le 5 novembre 1922, Saint-Omer, 62, décédée le 28 février 2012 (89 ans). Mariée le 17 juillet 1948, Lille, 59, avec Charles-Bernard du Cauzé de Nazelle, né le 30 janvier 1919, Saint-Germain-en-Laye (Seine-et-Oise), décédé en 2002, château de Béhencourt, Béhencourt (Somme) (83 ans), ingénieur des Eaux et Forêts.

Jacques, baron des Rotours (5e), né le 17 mars 1913, Avelin , décédé le 4 septembre 1994, Avelin , inhumé, Avelin (81 ans).

Laurence des Rotours, née à Paris. Mariée à Paris, avec Christian de Ladoucette, né le 12 mai 1912, décédé le 8 septembre 1955, Avelin (43 ans).

Alix des Rotours, née à Paris. Mariée à Viroflay, 78, avec Gaëtan Moullart de Vilmarest, né le 17 juillet 1917, Paris, décédé le 2 janvier 1996 (78 ans), colonel.

 

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La descendance de Charles Louis Virnot de Lamissart comprend les familles :

De Savary du Gavre, Quecq d’Henripret, de la Chaussée, de Bourgogne, de Bourgogne Herlaer, Martin de Marolles, Martin de la Bastide, Ranfrai de la Bajonniere, de Portes d’Amblérieu,  Le Marchand de Guignard de Saint Priest, de Massol de Rebetz, de Torquat de  la Coulerie, Le Rouge de Guerdavid, Boudoux d’Hautefeuille, de Brunville, de Baillencourt dit Courcol, de Witasse-Thézy, Desjonquères, de la Huppade-Lartulière, de Pommare, Gaillard de Blairville, Lefebvre-Delattre d’Heilly, van Pradelle de Palmaert, de Rotalier, de Larminat, Wignier d’Avesnes, Barbier de La Serre, Lecuyer, de Sarrieu, de Sars, Jouan de Kervenoel, de Witwicki, Prouvost, Virnot, de Saint Léger, d’Haubersart, des Rotours et de Chaulieu, de Francqueville, de Ladoucette, de Langsdorff, Potier de Courcy, Moulard de Vilmarest, de Diesbach de Belleroche, de Lassus de Saint Geniès, de Gouvion Saint Cyr, Micklam, de Vicq, de Vilmarest, Scherrer de Scherbourg, van Eyll, Le Mesre de Pas, de Faverges et de Challes, de Colnet, Le Bourgeois, d'Astier d'Ussel, de Bengy-Puyvallee, Thomasset, de Feuilhade de  Chauvin, de Montais, de Nazelles, de Saint Martin, des Champs de Morel, d’Estampes, Dugas de la Cantonnière, de Vaux Saint Cyr, de Baynast de Septfontaines, Defrance de Hélican, de Bray, de Madre de Norguet, de Resnes, de Robiano, Vuylsteke, Dons de Lovendeghem, de Rosny, du Plessis d’Argentré, de Kerautem, de Menou, de Gelas, de Chevigné, de Poncins, Lefeuvre, de Lencquesaing, de Nanteuil, de Sainte-Foy, de Rincquesen, de Villèle, du Pontavice, de Kermoysan, Sallier-Dupin, Le Pays du Teilleul, Moullart de Torcy, de Contenson, de Pirey, de Corny etc.

Etude parallèle des familles Prouvost et Virnot

Couverture-%20Virnot            Couverture-Prouvost

La recherche offre des découvertes très passionnantes; nous avons été intéressés de découvrir la simitude de statut et de profil des familles Virnot et Prouvost sous l’Ancien Régime.

Cela commence déjà avant le XVII° siècle car les deux familles n’évoluent pas dans les villes: les Virnot viennent du village montagnard de Saint Nicolas de Givoye dans le Val d’Aoste, actuellement l’Italie ; les Prouvost sont installés, de date immémoriale, à Wasquehal où ils sont propriétaires terriens aisés. C’est seulement cognatiquement qu’ils descendent des Prouvost des Huchons -de Roubaix- dont Jehan fut bras droit de Pierre de Roubaix, proche collaborateur du duc de Bourgogne.

Aux XVII°, XVIII° et début du XIX° siècle, le parallèle entre deux familles de « bourgeois des Flandres » dont nous sommes si fiers, est étonnant de similitude:

Comparons donc quelques contemporains des deux familles :

Pierre VIRNOT (1649-1701)
échevin de Lille en 1700, baptisé le 9 Novembre 1649,
épousa a Lille, paroisse St-Etienne, le 14 Juillet 1676, Marie-Elisabeth SAMPART,  fille de Jean, et de Catherine Coolen.

Il releva sa bourgeoisie le II Septembre 1676 et mourut Paroisse St-Etienne, le II Avril 1701.
Le décès de sa femme est du 14 Avril 1719, même paroisse.
En 1680, Catherine Coolen céda à ses deux gendres une maison avec savonnerie et saline au rendage de 400 florins
et tant en argent qu'en huile, potasse, savon, sel gris et blanc, un fond de 20.000 florins au cours de 660 florins annuellement.  Pierre et Marie-Elisabeth avaient eu seize enfants.

ET
Pierre II  Prouvost (1648-1691)

baptisé à Wasquehal le 09/06/1648, échevin de Wasquehal, (épitaphe à gauche de l'autel Saint Nicolas de l'Eglise de Wasquehal), épouse le 25 février 1669 Marguerite de Lespaul,  née le 30 janvier 1648 décédée le 27 janvier 1720, inhumée près de l'autel  Saint Nicolas de l'église de Wasquehal). Ils ont 4 enfants connus nés à Wasquehal de 1670 à 1678.
Elle est la fille de Jacques de Lespaul, Seigneur du Gauquier à Wattrelos, lieutenant de Roubaix de 1668 à 1672, maître de manufacture ; En 1690, il était réputé le plus riche de Roubaix;  il habitait le quartier de I'Hommelet.  il fit, cette année, un don de 200 livres à la Table des pauvres et lui remit en outre 900 livres pour capital d'une rente à charge d' obi. Honorable homme Jacques de Lespaul, seigneur du Gauquier à Wattrelos, mourut le 4 septembre 1691, âgé de 85 ans, et fut inhume dans I' église de Roubaix et Jehanne de le Dicque, fille de Gilles de le Dicque, Seigneur de la Boutillerie à Watrelos et Marguerite Flameng, dame de la Boutillerie, d'une famille notable de nombreux échevins et trois religieuses à l'hôpital Sainte Elisabeth.
Vers 1681, (1691), Marguerite de Lespaul, veuve de Pierre Prouvost lègue à la paroisse de Wasquehal centre trente livres parisis à charge de prières "  et le reste des revenus à acheter des camisoles pour les pauvres vieil hommes". Le 1° juin 1700, Marguerite de Lespaul, veuve de Pierre Prouvost, passe un accord avec les religieuses de l'hôpital Sainte-Elisabeth de Roubaix, par lesquelles deux parties s'interdisent pendant 50 années de planter des  bois montant; le long des héritages aboutissant à la piedsente du bourg au hamel de Blanchemaille (rue des Lignes) et à la piésente qui mène  de la précédente au chemin de la croisette du Pret à la rue Nain ( rue de l’Hermitage) ;  ladite Marguerite se réserve le droit de planter des baies d'épine.  (Archives de Roubaix, CG. 287.) (" Recueil de généalogies roubaisiennes" de l'abbé Th Leuridan).
« Pierre Prouvost, de Wasquehal, fils de Pierre, et de Péronne Florin, époux de Marguerite de Lespaul, de Roubaix, fille de Jacques et de Jeanne de Le Dicque, mort le 7 juin 1681; et inhumé dans l'église de Wasquehal où on lisait son épitaphe à gauche de l'autel Saint-Nicolas, légua à ladite église une somme de 350 livres parisis pour être converties en rente héritière, à charge d'an obit à trois psaumes et trois leçons, etc., avec distribution de camisoles à des pauvres vieux hommes. La veuve de Pierre Prouvost, Marguerite de Lespaul, mourut le 27 janvier 1720 et fut aussi inhumée dans l'église de Wasquehal, près de l'autel Saint-Nicolas où l'on voyait sa pierre sépulcrale. Elle fonda de même un obit à perpétuité, avec distribution de 4 camisoles à 4 vieilles femmes. Sur la censé occupée en 1748 par la veuve de Martin Franchomme, étaient assignés 15 florins par an pour celte fondation. Jacques Prouvost, leur fils aîné, fut également inhumé dans la chapelle Saint-Nicolas, sous une pierre de marbre. Mais, la plus importante fondation fut celle du pasteur Jacques Blampain. Par son testament des 16 juillet 1707 et 17 novembre 1708, levé le 4 septembre 1711, jour delà mort dudit pasteur, Me Jacques Blampain demande â être inhumé dans l'église de Wasquehal au-dessous du marchepied de l'autel de Notre-Dame. Il ordonne mille messes pour le repos de son âme et de celles de ses parents et amis trépassés. Il donne à l'église de Wasquehal la table d'autel du choeur avec la peinture de Saint-Vincent, les reliquaires d'ébène et d'écaillé enrichis de cuivre doré et argenté, les reliquaires de laiton rouge enrichis d'argent et de cuivre doré et  Généalogie manuscrite, 1748. — De Pierre Prouvost, arriére petit- fils de Jean Prouvost et d'Antoinette Le Blan, descend directement la belle famille Prouvost de Roubaix, l'une des plus distinguée de cette ville - où elle compte de nombreux représentants ; les derniers nés, arrière-neveux de M. Amédée Prouvost, constituent la douzième génération. » Leuridan
" Dans le cours du XVII' siècle, les représentants de cette branche de la famille de Lespaul, favoris de la fortune, ont quitté Roubaix pour s’établir à Lille,  où, insensiblement, ils ont pris rang parmi la noblesse.
Leur départ était, en novembre 1696, mis au nombre des malheurs publics: " Nous, lieutenant et gens de loy du marquisat de Roubaix, déclarons et certifions que ce lieu, quy par ci-devant a este renommé à raison de ses manufactures et des gens de considération quy l'habitoient, est présentement tombé  en décadence et dépérit par suite de plusieurs événements fatals, à savoir le feu quy, en 1684, a consommé la plus belle partie du bourg, les banqueroutes des marchands de Tourcoing et de Lannoy qui en ont causé beaucoup d'autres a Roubaix, la retraite des héritiers de Lespaul  et des principaux habitans quy ont pris leur résidence a Lille, les grandes contributions qu'on a du payer en 1693,  la famine arrivée en mesme tems, quy a mis à la besace 1es deux tiers des habitants, et nonobstant le secours des autres, plus de cinq cens desdits habitants seraient morts de pauvreté, de disette et de faim, le manquement de travail des manufactures  ont mis ce bourg à telle extrémité qu'il  ne retient plus rien de ce qu’ils a esté autrefois. Archives de Roubaix, EE. 25, n' 33) " Leuridan
Ils seront tous inhumés au sein même des différentes églises de la ville de Lille.

Autre ressemblance entre deux contemporains :
Pierre-Urbain VIRNOT (1678-1761)
Baptisé le 3 Juillet 1678, décédé le 25 Novembre 1761, célibataire;
Directeur de la Chambre de Commerce, 
Juge consulaire,

ET
Pierre III Prouvost (1675-1749)
baptisé le 6 janvier 1675, Wasquehal, Nord, décédé en 1749 (à l'âge de peut-être 74 ans), auteur d'une généalogie de la famille Prouvost. Marié le 5 octobre 1705, Lille (Saint-Etienne), Nord, avec Marie-Elisabeth Boutry, décédée le 3 octobre 1706. Marié le 5 septembre 1712, Lille (Saint-Maurice), Nord, avec Marie Claire Béatrix Trubert de Boisfontaines , née en 1687, décédée le 23 août 1715, Lille (Saint Pierre), Nord, inhumée, grande nef de l'Eglise Saint Pierre, Lille, Nord (à l'âge de 28 ans) après avoir reçu les Saints Sacrements, inhumée dans la grande nef de l'église Saint Pierre de Lille), fille de Pierre Trubert de Boisfontaines, receveur héréditaire des douanes et de Jeanne de Lespaul, après en avoir obtenu dispense en la cour de Rome. épousa, à Saint Maurice de Lille,  le 5 septembre 1712 sa cousine du deux au troisième degré, Marie Claire (1687-1715 décédée à l'âge de 23 ans neuf mois .
Il rédigea en 1748 la première généalogie de la famille Prouvost:
« Voila la description des descendants des Prouvost et de ceux qui se sont alliez
jusques a la fin de cette année mille sept cens quarante huit.
Et on peut dire sans vanité, que lesdits du surnom Prouvost,
ont toujours vécu en gens de biens, d’honneurs
et de bonne réputation en la foi catholique apostolique et romaine
et les plus notables des villages qu’ils ont habitez "

il vivait à Lille, rue du Nouveau Siècle;
sa belle-sœur  Elisabeth-Julie Trubert de Boisfontaine, dame de La Vigne, épousa Philippe Emmanuel du Bus, comte du Bus, seigneur de Moustier, Ogimont et d'Acquignies ;
les deux autres furent religieuses à Argenteuil.

Constatons cela aussi chez ces deux contemporains :
Dominique VIRNOT (1683-1766)

baptisé le 8 Septembre 1683, marchand Salineur, Bourgeois par relief du 10 Novembre 1732,
épousa à Lille, paroisse St- Etienne, le 22 Janvier 1732, Marie-Marguerite-Joseph COUSIN, fille de Charles et de Marie Rohart ; baptisée le 2 Juillet 1700, décédée le 18 Octobre 1744.
Syndic de la Chambre de Commerce en 1748
(La chambre de commerce de Lille avait été crée par ordre du Conseil du 31 juillet 1714 ; la juridiction Consulaire par décret du mois de février suivant)
il mourut veuf le 12 Juin 1766.
son portrait à cheveux blancs appartient à Urbain Virnot,
ayant eu trois enfants:
1° Urbain III Dominique Virnot  
2° Charles-Louis Virnot, Sgr de Lamissart  
3° Ignace-joseph, né le 28 Septembre 1738, décédé le 3 février 1739·

ET
Jacques II Prouvost (1699-1774)

(1699-1774 inhumé dans l'église de Roubaix), Maître de manufacture,  épouse à Roubaix 1712 Marie-Agnès Florin (1712-1767), fille de Jean Nicolas Florin, membre de la Manufacture de Roubaix et administrateur de la table des Pauvres (1686-1737) et  Marie Catherine de Surmont (1692-1744), inhumée dans l'église de Roubaix, sœur de Pierre Constantin Florin,  Député suppléant aux Etats généraux de Versailles et premier maire de Roubaix (sa petite fille Sophie Florin épousa Henri II Prouvost) époux de Marie Bacon de Sains, fille de Philippe et  Augustine Macquart (de Terline),  de deux religieuses de l'abbaye de Wevelghem (1713 et 1715) et des Brigittines à Lille (1723):
Jacques et Marie Agnès Prouvost vont s'établir à Roubaix comme négociants et habitent la rue Pellart; n'étant pas fils de maître,  il entre dans la manufacture en 1734 grâce à son mariage avec la fille d'un maître." RP Louis d'Halluin.
Jacques Prouvost, un des cinquante maîtres de manufactures compris dans le corps de métiers en 1761, taxé à 10 livres d’impots, dans son livre de fabrique, mentionne les tissus suivants : satains de laine, satains anglais, les minorques, les prunelles, les satains soie. Mais, dans la région, c’était l’industrie de la laine qui occupait le plus grand nombre d’ouvriers.  Leur succession en 1775 dénombre leurs biens à Bondues, Tourcoing, Wasquehal, Roubaix, Estainpuis et Willems. A l'époque, le voyageur la Force, décrivant la Flandre en 1722, dépasse les estimations, en affirmant : « Outre les villes de la châtellenie de Lille, il y a des bourgs aussi considérables que des villes : Tourcoing et Roubaix sont de ce nombre et ne contiennent pas moins de 12000 âmes chacun. (histoire de Roubaix:Hilaire-Trénard,p 77)

Leurs enfants furent :
Stanislas Prouvost, né en 1736, baptisé le 2 septembre 1736, Roubaix (Nord).
Alexandre Prouvost, né le 24 novembre 1738, Roubaix (Nord), baptisé le 25 novembre 1738, Roubaix (Nord), marchand.  Marié avec Rosalie Coulon, née en 1745, décédée le 20 septembre 1780, Roubaix (Nord), inhumée le 22 septembre 1780, Roubaix (Nord) (à l'âge de 35 ans).
Augustin Prouvost, né le 29 décembre 1742, Roubaix (Nord), baptisé le 30 décembre 1742, Roubaix (Nord), prêtre, vicaire de Bersée, curé d'Hertain.
Ursule Prouvost, née le 11 avril 1745, Roubaix (Nord), baptisée le 11 avril 1745, Roubaix (Nord), décédée en décembre 1747, inhumée le 12 décembre 1747, Roubaix (Nord) (à l'âge de 2 ans).
Pierre Constantin Joseph Prouvost, né le 7 juin 1747, Roubaix (Nord), baptisé le 8 juin 1747, Roubaix (Nord), décédé le 17 juillet 1808, Roubaix (Nord) (à l'âge de 61 ans), négociant, manufacturier, député du Tiers-Etat aux Etats-Généraux de Versailles, maire de Roubaix.  Marié le 21 février 1775, Roubaix (Nord), avec Marie Henriette Destombes, née le 13 mars 1747, Roubaix (Nord), baptisée le 14 mars 1747, Roubaix (Nord), décédée le 22 juin 1798, Roubaix (Nord) (à l'âge de 51 ans).
Ursule Prouvost, née le 28 avril 1752, Roubaix (Nord), décédée le 9 septembre 1753, Roubaix (Nord), inhumée le 11 septembre 1753, Roubaix (Nord) (à l'âge de 16 mois).

Deux grandes figures Virnot et Prouvost ont aussi ce parallèle :

Urbain III Dominique VIRNOT (1734-1794)
 fils de Dominique, Syndic de la Chambre de Commerce en 1748; la Chambre de Commerce avait été créée par ordre du Conseil du 31 Juillet 1714; la juridiction Consulaire par décret du mois de février suivant, et de Marie-Marguerite-Joseph COUSIN.
Il naquit à Lille, paroisse St-Etienne, le 15 Janvier 1734,
Consul et Négociant changeur, Bourgeois par relief du 17 Décembre 1764, il épousa a la même paroisse le 4 Juin 1764 Catherine-Joseph-Charlotte LENGLART (1745-1818), (LENGLART: d'argent à l'aigle de sable), fille de Nicolas Hubert-Joseph Lenglart et de Alexandrine-Gabrielle-Albérique Carpentier , baptisée Paroisse Saint Etienne le 5 Avril 1745 d'une famille liée à l'industrie de la dentelle depuis plus de 200 ans: "à l'époque de Louis XVI, Carpentier donne du travail à un millier de dentellières, et ses bénéfices lui permettent de mener grande vie dans son hôtel décoré à la française"  Trénard: histoire d'une métropole. 

M. et Mme Virnot-Lenglart habitaient rue de Gand (place Saint-Martin), un hôtel où la jeune génération donna de charmantes représentations avant les sombres jours de la Révolution et de l'Invasion ; Dans l'hôtel de la rue de Gand, une vaste salle avait longtemps servi déjà de théâtre de Société. Louis Lenglart brossait les décors; la jeune et élégante Catherine Virnot de Lamissart, épouse de Dominique Virnot était une prima Donna délicieuse et on se rappela longtemps une représentation de la Flute enchantée, particulièrement brillante.
Le 11 Frimaire an II (Dimanche 27 Octobre 1793) alors que le pays était encore occupe par les armées coalisées, Urbain-Dominique, sur les instances de Pierre-Augustin Serrurier son fermier, se rendait a Bouvines afin d'apprécier les dégâts causes dans sa propriété de la Court pendant les cinq mois que les troupes ennemies de la République avaient occupe le territoire de cette commune; entre Ascq, Sainghin et Lezennes, il se trouva tout-a- . coup cerne par deux groupes de cavaliers et hussards autrichiens et fut emmené a Tournai ainsi que sa femme et deux de ses enfants qui l'accompagnaient.
Au bout de deux jours Catherine-Charlotte Lenglart et son fils Louis furent remis en liberté, mais sur les instances du General Comte Kinsky  et du Capitaine Obern qui se plaignaient de n'avoir pu obtenir des Lillois l'élargissement de deux échevins de Templeuve-en-Dossemetz, le Prince de Cobourg  et le Duc d'York , les jugeant de bonne prise, décidèrent de retenir M. Virnot et sa fille Julie comme otages. François-Joseph, Comte Kinsky, ne en 1739, prit part a. la guerre de sept ans, a la campagne de 1788 contre les Turcs, et a celle de 1793-96 contre la France; il devint Grand-Maitre de l'Artillerie des Armées impériales et mourut en 1805. Vainqueur de Dumouriez a Nervinde, le feld-maréchal de Cobourg fut a. son tour vaincu a Tourcoing par Moreau a Wattignies, et a Fleurus par Jourdan. Deuxième fils de Georges III ne a Windsor en 1763, Evêque d'Osnabrick commandant des troupes anglaises envoyées au secours des impériaux, Fréderic d'York, jusqu'a la paix de Valenciennes, agit en commun avec le Prince de Cobourg.
Madame Virnot-Lenglart fit rédiger un procès-verbal de la capture de son mari, obtint du Directoire du département du Nord l'attestation qu'il n'était compris dans aucune liste des émigrés ou présumés tels, et que ses biens n'avaient pas été mis sous séquestre (Douai 4 Nivôse, an II); elle sollicita du Tribunal l'autorisation de pouvoir en son absence signer valablement des lettres de change  et vendre telle ou telle partie de biens de ville ou de campagne pour remplir les obligations auxquelles elle avait été fixée dans l'emprunt force; mais, pour obtenir l'échange des otages, les démarches multipliées  auprès du General La Valette et des représentants du peuple a la Convention restèrent vaines. La fortune d'Urbain-Dominique Virnot était considérable, mais au moment de sa capture il avait a faire face a des traites de 48.000 florins et de 90.000 marks a. Hambourg et Catherine-Charlotte Lenglart redoutait qu'elles ne fussent pas payées par ses correspondants. « Vous feriez bien, (sic) lui écrivait-on de Paris, le 7 ventôse 1794 si vous aviez encore chez vous quelques parties de potasse, de les offrir a. la Municipalité pour être employées a la confection du salpêtre, que l'on ne cesse actuellement de travailler pour la République (et qui serait certainement acceptée avec plaisir par nos frères ». Le prince-de Cobourg se refusa a rendre la liberté a la jeune fille qui s'était dévouée à son père, -mais comme l’étroite surveillance antérieure s'était relâchée, Julie Virnot en profita pour s'évader.
Transféré sous bonne garde a Cysoing, puis dans le fort de Condé, Urbain-Dominique Virnot y mourut le 3 Prairial an II (1° Juin 1794) après sept mois de captivité. Plus tard, il fut inhume a Lille St-André, par les soins de Charles Le Thierry.
Un magnifique portrait exécuté en 1771 par Heinsius représente le couple de M. et de Mme Virnot-Lenglart dans leur jeunesse, Urbain-Dominique en habit de velours, s'ouvrant sur un jabot de dentelle et un gilet de soie brochée, la perruque poudrée, nouée d'un ruban noir, avec sur le coté des rouleaux pommades, les lèvres bien dessinées, le nez aquilin, le regard tourne vers sa femme derrière laquelle il est appuyé ; de Catherine-Charlotte Lenglart, bornons-nous a dire que l'arrangement exquis de sa coiffure et de sa toilette de taffetas rose, l' élégance suprême des nœuds retenant le fichu et les manches doublées de dentelles ne peuvent qu'exciter l'admiration la plus enthousiaste. Son portrait, a cheveux blancs, appartient a M. Urbain Virnot-Ovigneur.

C'est Heinsius peut-être encore qui exécuta un portrait ovale d'Urbain Virnot, en habit rouge et gilet de soie brochée jaune, mais c'est a Iui certainement qu'on doit son pendant, celui de Catherine-Charlotte Lenglart ; ses traits en 1810 sont ceux d'une femme âgée déjà, mais pleine de vigueur et d'activité intellectuelle; le visage apparait souriant, les lèvres minces, le nez busque, les yeux. vifs et perçants. Sur une chevelure grisonnante un bonnet de dentelle blanche, décoré de plumes de Marabout gris-bleu; le corsage est de taffetas bleu-paon, décolleté en rond, et recouvert d'une fine barbe de dentelle. Otage des Autrichiens, il mourut au Fort de Condé.

12: Pierre IV Constantin Prouvost (1747-1808)
échevin de Roubaix sous l'Ancien Régime ,
"Maître de Manufacture"
puis maire de Roubaix le 13 août 1795, 
l'un des principaux fabricants roubaisiens  après avoir échappé à la guillotine par la grâce de la "Réaction Thermidorienne" 
épouse Marie Henriette des Tombes (1747-1798),
fille de Jean Joseph des Tombes, 12° du nom, échevin de Roubaix de 1740 à 1751 comme ses oncles Charles et Jean et soeur de Louis-Joseph des Tombes, échevin de 1783 à 1790 ;  Reçu "Maître de Manufacture" en 1777, il devint l'un des principaux fabricants roubaisiens  et, avant la Révolution, figurait en tête des habitants les plus imposés de la paroisse.
Pierre Contantin Prouvost habitait rue Saint Georges à Roubaix, « une maison qu’il avait acheté avec cinq autres  pour la sommes de 530 florins, 13 patars et 5 deniers aux héritiers d’Albert et Joseph Lecomte. La maison avait un magnifique jardin dont les murs étaient couverts de vignes de raisins bleus et blancs. En été les fleurs donnaient un air enchanteur à la propriété, plantée d’arbres à fusées, dont on cueillait les fruits en juillet ; on y trouvait aussi des beurrés, des callebasses, l’amande de Suède. Il y avait deux grandes pelouses qui furent la cause d’un procès entre Constantin Prouvost et son voisin, Pierre Rouzé qui avait la prétention d’y curer son linge. Constantin Prouvost ne dédaignait pas les plaisirs de la table. Les faïences de porcelaine de Tournai et de Lille étaient, à cette époque, d’un usage courant. Il y avait chez lui, de belles pièces d’argenterie portant la marque des Fermiers Généraux de Lille : l’alouette volante : parmi ces pièces, on admirait une grande cafetière Louis XV et un important service à liqueur Louis XVI composé de quatre carafons garnis de rinceaux et roses et, au centre, une pyramide surmontée d’une grosse boule d’argent qui représentait, sans doute, une montgolfière, très à la mode, même dans le ?, à la suite des ballons inventés en juillet 1783. » Ce journal, Pierre-Joseph Prouvost le tenait sur un ordo de Tournai, diocèse auquel appartenait Roubaix. Ce Pierre Prouvost, né en 1725, à Roubaix, avait épousé Marie-Catherine de Ramery, de Mons, en Belgique. Il habitait rue du Fontenoy. Il était l’un des cinquante maîtres de manufacture de tissus. Il était imposé à 12 livres. Le document qu’il nous a laissé est bien curieux. Le 2 novembre 1771, écrit il, nous avons mis en bouteilles une pièce de champagne rouge venant de Monsieur Roussel, de Tourcoing. Nous avons payé 221 florins 15. Il y avait en cave : Bourgogne, vieux Frontignan, vin de Rilly, une pièce de champagne à 22 de gros la pièce, une pièce de Macon à 14 de gros. (…) : Pierre Prouvost reçoit le 20 janvier, la famille : l’abbé Prouvost, Philippe Constantin, son père, Pierre Constantin, son oncle, sa sœur Béatrice Prouvost, qui fut prieure de l’Hôpital sous la Révolution,  sa mère Agnès Florin et d’autres.  (…) : Le 1° septembre, table ouverte pendant trois jours pour fêter la dédicace ducate de Roubaix) : grande réunion des familles de Fontenoy, Desmazières, Charvet, Lenôtre, Deldique,  Deffrennes, Delannoy.
En cette circonstance, on a bu 27 bouteilles de Mâcon et 25 flacons de champagne. L’année terminée, on fait l’inventaire de la cave : Pierre Prouvost constate qu’on a consommé pour l’année 1771-72, en liqueurs, Macon, Rilly, Bourgogne et Champagne, 187 flacons et 175 bouteilles ". Extraits d’un article par Ernest Prouvost, le peintre, fils de Liévin, auteur de la branche puinée.

Sa « vertueuse femme » Henriette Destombes s’alarmait de cette prospérité pour l’avenir spirituel de ses enfants. Lorsque survinrent les mauvais jours de la révolution, beaucoup de riches propriétaires, craignant la confiscation de leurs biens, crurent prudent de les vendre pour les convertir en assignats faciles à emporter en exil. Pierre-Constantin vendit la plupart de ses propriétés. Il pensait bien que ses opinions pouvaient à tout instant l’obliger à émigrer ; mais il ne put s’y résigner. Il envoya sa femme et ses enfants dans un village voisin et se cacha dans une des dernières propriétés qu’il avait conservées. Après le 9 thermidor, le 26 messidor an III (14 juillet 1795), le représentnat du peuple Delamarre notifia à Pierre-Constantin Prouvost sa nomination comme maire de Roubaix» AE Prouvost. Le 22 vendémiaire an IV, avec le conseil municipal, il leva, comme maire, le séquestre apposé  sur la caisse du précepteur pour employer les fonds comme secours aux pauvres.  "Homme généreux et probe, il avait proposé à sa commune trois actions principales. D'abord, venir en aide aux pauvres. Ensuite, protéger les cultivateurs  dont les charrois réquisitionnés les forçaient à négliger les champs. Enfin, défendre l'hygiène de Roubaix dont les citoyens laissaient  devant les domiciles des amas de boue et d'immondices ». Le souci des autres pour faire leur bonheur, déjà." Albert Prouvost Toujours plus loin " On peut le considérer comme le fondateur de la fortune industrielle des Prouvost ".
A l'époque, Panckoucke écrit dans son Petit Dictionnaire Historique et Géographique de la châtellenie de Lille : 
« Beaucoup de villes ne valent pas le bourg de Roubaix tant dans la beauté des maisons du lieu que dans le nombre de ses habitants ».

Leurs sept fils furent négociants:  Pierre Constantin Prouvost, né le 28 avril 1776, Roubaix (Nord), baptisé le 28 avril 1776, Roubaix (Nord), décédé le 25 mars 1781, Roubaix (Nord) (à l'âge de 4 ans).
    Eléonore Prouvost, née le 6 mai 1777, Roubaix (Nord), baptisée le 6 mai 1777, Roubaix (Nord). Mariée, Roubaix (Nord), avec Ferdinand Bulteau, né le 9 décembre 1770, Roubaix (Nord), baptisé le 10 décembre 1770, Roubaix (Nord), fabricant.
La fille de son frère épousa Esprit Charles Gabriel de Bully, Payeur général du Trésor Royal à Lille, Chevalier du Lys, propriétaire du château de Coeuilly, fils de Charles, avocat en Parlement de Paris, payeur général du Trésor Royal à Lille, député du Nord, conseiller municipal de Lille, d’une illustre et très ancienne lignée d’écuyers:
    Albertine Prouvost, née le 17 décembre 1778, Roubaix (Nord), baptisée le 17 décembre 1778, Roubaix (Nord), décédée le 14 avril 1849, Roubaix (Nord) (à l'âge de 70 ans). Mariée le 8 août 1804, Roubaix (Nord), avec Aimé Gruart, né le 28 septembre 1778, Roubaix (Nord), baptisé le 28 septembre 1778, fabricant de tissus.
    Augustin Joseph Prouvost, né le 7 septembre 1780, Roubaix (Nord), baptisé le 7 décembre 1780, Roubaix (Nord), décédé en 1816 (à l'âge de 36 ans), négociant.Marié le 26 mai 1806, Roubaix (59), avec Henriette Thérèse Destombes, née le 5 octobre 1778, Roubaix, baptisée le 5 octobre 1778, Roubaix (Nord), décédée le 10 janvier 1808 (à l'âge de 29 ans).
    Pierre Constantin Prouvost, né le 30 avril 1782, Roubaix (Nord), baptisé le 30 avril 1782, Roubaix (Nord), décédé le 12 novembre 1812, Roubaix (Nord) (à l'âge de 30 ans), négociant.Marié avec Augustine Constance Grossemy.
    Henri Prouvost, né le 19 novembre 1783, Roubaix (Nord), baptisé le 20 novembre 1783, décédé le 20 août 1850, Roubaix (Nord) (à l'âge de 66 ans), fabricant, filateur, négociant.Marié le 1er août 1809, Roubaix (Nord), avec Liévine Defrenne, née le 25 novembre 1791, Roubaix (Nord), décédée le 4 novembre 1824, Roubaix (Nord) (à l'âge de 32 ans).
(sa soeur épousa Gaspard-Aimé Charvet, Membre de la chambre de Commerce et conseiller municipal de Lille) dont  Rose, religieuse du Saint Sacrement, Louis-Camille, supérieur des Rédemptoristes, Gaspard-Justine, doyen de Valenciennes.
    Bon Ami Prouvost, né le 27 mars 1785, Roubaix (Nord), baptisé le 28 mars 1785, décédé le 8 mai 1827, Roubaix (Nord) (à l'âge de 42 ans), négociant, administrateur des Hospices (parrain: Philippe Constantin Prouvost 1743-1785/ ). Marié le 6 décembre 1813, Roubaix (Nord), avec Camille Defrenne, née le 21 janvier 1793, Roubaix (Nord), baptisée le 22 janvier 1793, Roubaix (Nord). (sa soeur épousa Gaspard-Aimé Charvet, Membre de la chambre de Commerce et conseiller municipal de Lille)  dont  Rose Prouvost, religieuse du Saint Sacrement, Louis-Camille  Prouvost, supérieur des Rédemptoristes, ordre fondé en 1732 par Saint Alphonse de Liguori (1696-1787). Gaspard-Justine Prouvost,  doyen de Valenciennes (Un doyen est également le prêtre coordinateur d'un doyenné, c'est-à-dire d'un ensemble de plusieurs paroisses). 
 
Pierre Constantin Prouvost (1747-1808), officier de la Garde Nationale dt  François Henri Prouvost, avocat Cour de Bruxelles épx de Julia d'Elhougne dt Marie  ép d'Edmond d'Heilly  et 
Georges Jules Prouvost, avocat, conseiller à la cour d'appel d'Amiens, lieutenant des Gardes Nationaux époux de Marie Lucie de Mailly.
 Dans leur descendance, Françoise Le Grain, née à La Tronche (Isère), mariée le 18 mai 1985, Ferney-Voltaire (Ain), avec Jean de Farcy, comte de Pontfarcy, né au château de Champfleury, Arquenay ; Laurent Vaudoyer, né en 1972,  marié avec Eléonore Le Grix de La Salle , descendant de Jacques, Chevalier, conseiller du Roi, président trésorier général de France et garde-scel au bureau des finances de la généralité de Bordeaux, Alphonse d'Heilly, né le 26 juin 1908, Roubaix ,décédé le 25 janvier 1979, Grenoble (Isère) (70 ans), prêtre jésuite, aumônier des Centres  de Préparation au Mariage, Véronique d'Heilly, née à Versailles (Yvelines), mariée le 21 juin 1997, Avignonet-Lauragais (Haute-Garonne), avec Bertrand de Castelbajac, né à Bordeaux, Élisabeth Dubois, née le 25 octobre 1907, Roubaix, décédée le 23 avril    1983, Epinay sous Sénart (75 ans), fille de la Charité de Saint Vincent de Paul.

Observons aussi deux femmes d’exception, contemporaines :

Catherine-Joseph-Charlotte LENGLART (1745-1818), (LENGLART: d'argent à l'aigle de sable), fille de Nicolas Hubert-Joseph Lenglart et de Alexandrine-Gabrielle-Albérique Carpentier , baptisée Paroisse Saint Etienne le 5 Avril 1745 d'une famille liée à l'industrie de la dentelle depuis plus de 200 ans: " A l'époque de Louis XVI, Carpentier donne du travail à un millier de dentellières, et ses bénéfices lui permettent de mener grande vie dans son hôtel décoré à la française"  Trénard : histoire d'une métropole.
Le 11 Frimaire an II (Dimanche 27 Octobre 1793) alors que le pays était encore occupe par les armées coalisées, Urbain-Dominique, sur les instances de Pierre-Augustin Serrurier son fermier, se rendait a Bouvines afin d'apprécier les dégâts causes dans sa propriété de la Court pendant les cinq mois que les troupes ennemies de la République avaient occupe le territoire de cette commune; entre Ascq, Sainghin et Lezennes, il se trouva tout-a- . coup cerne par deux groupes de cavaliers et hussards autrichiens et fut emmené a Tournai ainsi que sa femme et deux de ses enfants qui l'accompagnaient.
Au bout de deux jours Catherine-Charlotte Lenglart et son fils Louis furent remis en liberté, mais sur les instances du General Comte Kinsky  et du Capitaine Obern qui se plaignaient de n'avoir pu obtenir des Lillois l'élargissement de deux échevins de Templeuve-en-Dossemetz, le Prince de Cobourg  et le Duc d'York , les jugeant de bonne prise, décidèrent de retenir M. Virnot et sa fille Julie comme otages. François-Joseph, Comte Kinsky, ne en 1739, prit part a. la guerre de sept ans, a la campagne de 1788 contre les Turcs, et a celle de 1793-96 contre la France; il devint Grand-Maitre de l'Artillerie des Armées impériales et mourut en 1805. Vainqueur de Dumouriez a Nervinde, le feld-maréchal de Cobourg fut a. son tour vaincu a Tourcoing par Moreau a Wattignies, et a Fleurus par Jourdan. Deuxième fils de Georges III ne a Windsor en 1763, Evêque d'Osnabrick commandant des troupes anglaises envoyées au secours des impériaux, Fréderic d'York, jusqu'a la paix de Valenciennes, agit en commun avec le Prince de Cobourg.
Madame Virnot-Lenglart fit rédiger un procès-verbal de la capture de son mari, obtint du Directoire du département du Nord l'attestation qu'il n'était compris dans aucune liste des émigrés ou présumés tels, et que ses biens n'avaient pas été mis sous séquestre (Douai 4 Nivôse, an II); elle sollicita du Tribunal l'autorisation de pouvoir en son absence signer valablement des lettres de change  et vendre telle ou telle partie de biens de ville ou de campagne pour remplir les obligations auxquelles elle avait été fixée dans l'emprunt force; mais, pour obtenir l'échange des otages, les démarches multipliées  auprès du General La Valette et des représentants du peuple a la Convention restèrent vaines. La fortune d'Urbain-Dominique Virnot était considérable, mais au moment de sa capture il avait a faire face a des traites de 48.000 florins et de 90.000 marks a. Hambourg et Catherine-Charlotte Lenglart redoutait qu'elles ne fussent pas payées par ses correspondants. « Vous feriez bien, (sic) lui écrivait-on de Paris, le 7 ventôse 1794 si vous aviez encore chez vous quelques parties de potasse, de les offrir a. la Municipalité pour être employées a la confection du salpêtre, que l'on ne cesse actuellement de travailler pour la République (et qui serait certainement acceptée avec plaisir par nos frères ». Le prince-de Cobourg se refusa a rendre la liberté a la jeune fille qui s'était dévouée à son père, -mais comme l’étroite surveillance antérieure s'était relâchée, Julie Virnot en profita pour s'évader.
Transféré sous bonne garde a Cysoing, puis dans le fort de Condé, Urbain-Dominique Virnot y mourut le 3 Prairial an II (1° Juin 1794) après sept mois de captivité. Plus tard, il fut inhume a Lille St-André, par les soins de Charles Le Thierry.
Un magnifique portrait exécuté en 1771 par Heinsius représente le couple de M. et de Mme Virnot-Lenglart dans leur jeunesse, Urbain-Dominique en habit de velours, s'ouvrant sur un jabot de dentelle et un gilet de soie brochée, la perruque poudrée, nouée d'un ruban noir, avec sur le coté des rouleaux pommades, les lèvres bien dessinées, le nez aquilin, le regard tourne vers sa femme derrière laquelle il est appuyé ; de Catherine-Charlotte Lenglart, bornons-nous a dire que l'arrangement exquis de sa coiffure et de sa toilette de taffetas rose, l' élégance suprême des nœuds retenant le fichu et les manches doublées de dentelles ne peuvent qu'exciter l'admiration la plus enthousiaste. Son portrait, a cheveux blancs, appartient a M. Urbain Virnot-Ovigneur.
Après avoir procédé au partage de ses biens le 4 Mai 1810, Catherine-Charlotte Lenglart décéda le 30 juin 1818, ayant eu neuf enfants ; il existe un inventaire de 1818 après décès de Catherine Lenglart, veuve de Urbain-Dominique Virnot, en sa demeure 56, rue de Tournay à Lille : côté objets (un cartel doré avec statue bronze prisé à la forte somme de 450 F) et meubles (piano, bergères, fauteuils, etc...), il n'apporterait pas grand chose. Peut-être côté argenterie. Il y en a beaucoup : cafetière, théière, plateaux et des couverts nombreux, certains marqués DL, DV et LB. Il y avait un cabriolet (220 F), une calèche (400 F), une voiture forme antique (500 F), une vinaigrette (voiture découverte) 150 F). Il y avait aussi des fermes et des maisons à Lille. Le partage des biens de feu Urbain-Dominique Virnot a eu lieu le 4/5/1810 devant Salembier.

ET
Catherine Françoise Prouvost (1752 – 1801)
épousa, le 30 avril 1782, François Joseph DUROT 1747-1815, fils d’Arnould-François DUROT, bourgeois de Lille, remarquable exemple de parcours proto-industriel :
sa vie intense a été racontée par Alexis Cordonnier dans son article : « Une industrie d’art au siècle des lumières : l’indiennerie DUROT (1765-1790) : il créa ou racheta les:
Manufacture Royale des toiles peintes, indiennes & papiers peints en façon de damas & d'indiennes  de Lille qu’il créa : lettres patentes le 25 janvier 1770 (toiles frappées des armes fleurdelisées),
Manufacture Royale de verres, rachetée en 1775 et nommée sous la raison de son fils ainé « Louis-François Durot et fils », dirigée avec son gendre Auguste de LAGARDE ; cédée en 1777 à son associé Bernard Rousselle
Manufacture Royale de Mousselines d’Houplines  (association avec de Raincour) en 1768, Beau-père de Louis-François LEPERRE-DUROT, fondateur de la 
Manufacture Royale de porcelaines de Monseigneur le Dauphin,
crée le 13 janvier 1784 place des Carmes à Lille et fabriquait de la porcelaine dure cuite au charbon de terre. Marque au « dauphin couronné » et « A Lille »
Après la Révolution, elle fut dirigée par Gaboria. Elle ferma en 1817.
Marque au Dauphin Couronne porcelaine dure de Lille
Il installa sa  manufacture-château au château de Beaupré, à Haubourdin, propriété du comte de Roncq
François-Joseph est le frère d’Hubertine-Clotilde épouse d’Auguste Joseph de LAGARDE de BOUTIGNY , seigneur de Bielville & autres lieux trésorier de France au Bureau de Lille ,  chevalier , seigneur de Boutigny, substitut au Bureau des Finances de Lille 1717-1749 
de Dorothée-Julie Durot épouse de François-Joseph LEPERRE, fondateur de la Manufacture Royale de porcelaines de Monseigneur le Dauphin,neveu d’Antoine, dirige la chambre de Commerce de Lille , de Marie-Catherine et Amélie-Félicité  qui épousèrent deux frères : Pierre-François et Jean-Baptiste Beghein d’Aignerue.
de Pierre-Marie-Régis qui épousa la fille d’un des plus gros fabricant de toiles peintes des Pays-Bas catholiques : la gantoise Anne-Barbe CLEMMEN,
de Louis-François qui épousa Marguerite BAYARD, riche propriétaire aux Antilles.
de Nathalie-Françoise, dominicaine au couvent de Lille;
de Patrice-Joseph, religieux à l’abbaye de Marchiennes.
Alexandre Lauwick  peintre, petit-fils de Catherine-Françoise Prouvost,
Femme juive d’Alger 1861 par Alexandre Lauwick     Alexandre Lauwick

« Oeuvres exposées au salon annuel organisé par le Ministère de la Maison de l'Empereur et des beaux-arts (Surintendance des beaux-arts), en 1865, au Palais des Champs-Elysées à Paris. Tirage photographique sur papier albuminé représentant : - "Retour de l'enfant prodigue", tableau par François Germain Léopold Tabar, No 2030, appartient à l'auteur;
- "Léda", tableau par Gaston Casimir Saint-Pierre, No 1914, appartient à l'auteur; - "Jésus, source de vie", d'après le chapitre VII, verset 37 de l'Evangile selon St-Jean, tableau par Charles Henri Michel, No 1511; - "Une rue au Caire", tableau par Alexandre Lauwick, No 1258; - "La Vierge et l'Enfant Jésus", d'après l'Evangile de la Saint-Enfance, tableau par Albert Lambron, No 1209.
« Alexandre Abel Félix Lauwick, parfois orthographié Lauwich, né le 24 mars 1823 à Lille et mort le 6 février 1886 à Paris 8°, est un peintre orientaliste français. Issu d'une grande famille de la bourgeoisie lilloise, Alexandre Lauwick est le fils de Charles Frédéric Joseph Lauwick, propriétaire, et Catherine Françoise Joseph Durot, et le petit-fils de Catherine-Françoise Prouvost. En 1864, il épouse à Paris Louise-Thérèse Riesener, nièce d’Eugène Delacroix. Après des études aux beaux-arts de Lille, Alexandre Lauwick est élève de Charles Gleyre aux beaux-arts de Paris. Il peint ensuite sur le motif à Barbizon, puis voyage en Italie et en Afrique du Nord. Il reste alors plusieurs années en Algérie où il fait partie de la Société des Beaux-Arts d'Alger. Il a exposé au Salon de Paris de 1850 à 1869 des toiles exclusivement orientalistes. Œuvres :Femme juive de la province d’Alger (1861), Palais des beaux-arts de Lille. Une Vue du Caire, acquise par l'État au Salon de 1865 et déposée au Musée des Beaux-Arts de Dunkerque, semble avoir disparu lors de la destruction de ce musée en 1940. 

Il épousa en 1864 Thérèse Riesener 1840-1932, dont Gabrielle 1865-1945  Laure 1868-1894; Thérèse est la fille de Léon Riesener,  élève de son père Henri-François Riesener et d’ Antoine-Jean Gros. Petite fille de Henri-François Riesener (1767-1828),fils du grand ébéniste, élève de Vincent, puis de Jacques-Louis David, époux en 1807 Félicité Longrois, dame d'annonce de l'impératrice Joséphine. Arrière-petite fille de Jean-Henri Riesener (1734-1806), élève de Jean-François Oeben. Il épouse la veuve de ce dernier, Françoise-Marguerite Vandercruse. Reçu maître en 1768, Françoise-Marguerite Vandercruse  est la fille de François Vandercruse dit La Croix, 1728-1799, ébéniste, flamand d'origine, surnom emprunté également par son fils, Roger, ébéniste à la Cour, lui aussi, qui signa ses œuvres R.V.L.C. pour Roger Vandercruse La Croix, célèbre ébéniste  estampillant RVLC ;  Thérèse Riesener est la nièce du peintre Eugène Delacroix, cousin germain de son père, Léon Riesener.

OU
Béatrix Prouvost, née le 6 février 1728, fut  chanoinesse de Saint Augustin,
prieure de l'hôpital Saint Elisabeth  de Roubaix  qu'avait fondé en 1500 Isabeau de Roubaix, en 1764 et s'illustra lors de la Révolution.: Toute jeune, au mois de janvier 1749, elle était rentrée au couvent de saint-Elisabeth de  Roubaix.  Elle était prieure de son monastère lorsqu’éclata la Révolution. Le 2 novembre 1792, des commissaires envoyés par le district de Lille envahissent la maison et signifient aux religieuses qu’elles ont à se disperser dans les vingt quatre heures. Sœur Beatrix avait alors 65 ans ; A l’heure où les femmes les plus  héroïques ne savaient que bien mourir, sœur Béatrix eut le courage de se défendre. Après une longue captivité, elle sortit de la tourmente

saine et sauve mais triste à jamais. On la revit dans la famille, portant le deuil de son couvent détruit et de sa mission interrompue. Elle s’en alla doucement mais elle ne mourut pas toute entière. Son visage resta populaire au foyer des pauvres  et au chevet des malades. Sœur Béatrix ressuscitera un jour sous le pinceau d’Amédée Prouvost. "    Lecigne

A Roubaix, il n'y eut pas une seule défection parmi les soeurs Augustines chargées de desservir l'Hôpital Sainte-Elisabeth fondé en 1488 par Isabeau de Roubaix, veuve de Jacques de Luxembourg. Par un mémoire adressé, le 14 avril 1790, à l'Assemblée Nationale, la municipalité de cette ville, demandait, au nom de l'humanité, la conservation de leur couvent. Grâce sans doute à cette sollicitude de l'administration, les religieuses purent se maintenir, dans la ville, près de trois années encore, traversées néanmoins par toutes sortes de troubles, visites, enquêtes, inventaires. Il y eut même, à certaine' époque, des menaces assez graves contre les soeurs, parce qu'elles recevaient des prêtres n'ayant pas prêté le serment. Enfin des commissaires, envoyés par le Directoire du District de Lille, vinrent, le 2 novembre 1792, signifier aux soeurs l'ordre d'évacuer la maison dans les vingt-quatre heures. Qui peindra, s'écrie l'historien de Roubaix, la douleur des vingt-huit religieuses expulsées sans pitié de leur cloître où, calmes et détachées du siècle, elles goûtaient les ineffables charmes d'une vie d'austérités, de prière et de dévouement ? Violemment arrachées des lieux où reposaient leur bienfaitrice et leurs compagnes qui, plus heureuses, les avaient devancées dans un monde meilleur et éternel; ravies aux pauvres chartrières que leur angélique charité entourait des plus tendres soins, on les refoulait au sein d'une société que les passions agitaient, où elles devaient trouver à peine un toit pour s'abriter ! Douze de ces religieuses ne quittèrent pas Roubaix et, pour se conformer à l'arrêté du département du Nord, du 11 décembre 1791, déclarèrent à la municipalité leur intention était de faire leur résidence en cette ville. La vénérable prieure, dame Béatrix Prouvost, fut arrêtée et incarcérée, mais elle sut se défendre énergiquement et victorieusement contre les ineptes accusations auxquelles elle fut en butte. Après le Concordat, six des pauvres soeurs de Sainte- Elisabeth, vénérables débris de la plus florissante communauté, regagnèrent leur couvent, appelées par l'administration municipale à s'y vouer à l'instruction de la jeunesse; mais, affaiblies par l'âge, les misères et les privations de l'exil, elles durent bientôt renoncer à ce pénible travail et vécurent tristement de la modeste pension que leur faisait le Gouvernement. Une autre vivait encore à Valenciennes, en 1836, presque aveugle et sans ressources ; le conseil municipal de Roubaix lui accorda un secours annuel de 150 francs. Les Soeurs de Notre-Dame-des-Anges de Tourcoing ayant également refusé de trahir leurs voeux, furent forcées de quitter leur monastère le 4 novembre 1792. Leurs biens eussent été vendus, comme ceux de la plupart des maisons religieuses, si la municipalité ne s'en fût emparée au profit de l'hôpital, en vertu d'une loi portée dans ces temps de détresse. Ces biens furent depuis lors réunis à la fondation primitive et administrés en faveur des vieilles femmes par une commission que nomma le Gouvernement. Lorsque la persécution cessa, les autorités de la ville écrivirent à chacune des soeurs pour les prier de revenir dans leur maison et de reprendre la mission de charité qu'elles avaient été obligées d'interrompre. Théodore Leuridan, Histoire de Roubaix, 1.1, p. 304; t. Il, p. 371 à 277.

Nous pouvons aussi nous pencher sur deux autres contemporains :
Louis-Joseph VIRNOT, (1781-1829)
Banquier à Paris, né le 10 Juillet 1781, décédé en 1829. Au partage de 1810, Louis Virnot fit avec Charles Lethierry l'échange de terres d'un hectare et demi a Wambrechies contre quatorze hectares de bois a Renescure, où il fit construire le château Virnot.

ET
13: Henri I Prouvost (1783-1850)
Maire adjoint de Roubaix, de 1821 à 1826, membre du Conseil de fabrique de Saint Martin à Roubaix de 1826 à 1847, administrateur des hospices de 1817 à 1822 ,
Maître de manufacture, epx Liévinne Defrenne (1791-1824), fille de Liévin Joseph de Frenne (1750-1814), Maître de manufacture, marchand drapier, administrateur des hospices,  " chef de la branche ainée de la famille de Frenne"  (Leuridan) et de Clémentine Dervaux; cette très ancienne famille de Fresnes remonte ses preuves de noblesse vers 1340, est connue dans la région de Tournai, Roubaix. Cette famille donne naissance aux seigneurs de Fresnes, du Lobel, de Gaucquier, et occupe des fonctions échevinales à Roubaix, de lieutenant de Saulx et du marquis de Salm à Néchin, bailli de Néchin, censier de nombreuses terres, négociants et industriels dans le textile : plusieurs générations d’ancêtres des Prouvost fabriquaient,  aux  XVII° et XVIII° siècles, ces sublimes tapisseries des Flandres de haute lisse ( Liévin de Frenne 1686 - 1743 et son fils Liévin Joseph  Defrenne-Prouvost, sieur du Gaucquier,
Henri Prouvost, né le 9 juin 1810, Roubaix (Nord), décédé le 22 avril 1857, Flers-lez-Lille (Nord) (à l'âge de 46 ans).   Marié le 26 avril 1835, Roubaix (Nord), avec Sophie Florin, née le 15 juin 1812, Roubaix (Nord), décédée le 27 juin 1871, Roubaix (Nord) (à l'âge de 59 ans).
Augustin Prouvost, né le 15 juin 1812, Roubaix (Nord), décédé en 1877 (à l'âge de 65 ans).    Marié avec Zoé Wacrenier.
Liévin Prouvost, né le 21 août 1818, Roubaix (Nord), décédé le 7 juillet 1869, Cattegnières (Nord) (à l'âge de 50 ans). Marié le 6 février 1842, Roubaix (Nord), avec Alphonsine Gruart, née le 30 novembre 1819, Roubaix (Nord), décédée le 11 avril 1907, Roubaix (Nord) (à l'âge de 87 ans).
Amédée Prouvost, né le 30 mars 1820, Roubaix (Nord), décédé le 11 décembre 1885, Roubaix (Nord) (à l'âge de 65 ans).   Marié le 15 septembre 1844, Roubaix (Nord), avec Joséphine Yon, née le 6 janvier 1827, Roubaix (Nord), décédée le 25 juillet 1902, Estaimbourg (Hainaut, Belgique) (à l'âge de 75 ans).
Adolphe Eutrope Prouvost , né le 30 avril 1822, Roubaix (Nord), décédé le 24 novembre 1884 (à l'âge de 62 ans). qui secondera Amédée à la tête de l'entreprise familiale , sœur, marié le 28 avril 1850 avec Adèle Virginie Scrépel, née le 30 juin 1824, Roubaix (Nord), décédée le 31 décembre 1887, Roubaix (Nord) (à l'âge de 63 ans) de Louis Jean Scrépel, portraituré par Victor Mottez, dont Marie et Adolphe-Henri qui continuera.
Henriette Prouvost.
Parmi les fondateurs de la Conférence Saint Vincent de Paul de Roubaix, le 6 novembre 1846, on note : MM. Constantin Prouvost; Louis Prouvost, plus tard rédemptoriste; Gaspard Prouvost, qui mourut doyen de Notre-Dame, à Valenciennes; Willebaud Wibaux, nommé secrétaire quoique absent de la séance. Parmi les membres entrés dans la Conférence de 1842 à 1852 : Gruart-Prouvost, membre honoraire (date d’admission?). ; Prouvost Joseph, membre actif. Henri Prouvost. 6 Février 1843. Wattinne-Prouvost, membre honoraire. Prouvost Liévin, membre honoraire.

Nous savons qu’il y a eu quatre alliances entre les Prouvost et les Virnot : nous avons ici, à l’extrème fin du XVIII° siècle,  une sœur et un frère Virnot qui épousent respectivement un frère et une sœur Prouvost.

Rose-Marie VIRNOT de LAMISSART (1772-1851), épousa, le 13 Brumaire an III (Novembre 1795), Jean-Baptiste PROUVOST, né la Madeleine-lez-Lille, âgé de 29 ans, fils de Jean-Baptiste, « practicien» et de feue Marie-Madeleine-Elisabeth Baillant (fille de Jacques et de défunte Marie-Magdeleine Malfait), fils de « sieur Jean Baptiste Prouvost», né à Wasquehal, bourgeois de Lille en 1776, fils de Robert Prouvost et Marie-Anne Joseph Florin, décédé le  7/5/1797, sans postérité ; remariée à Marie-Jean-Charles Gennart, receveur des domaines, + 12/2/1834, + paroisse St-André 15/11/1881dont le beau frère était Charles-Alexandre-Joseph Rameau : sans enfant et grand amateur de fleurs, celui-ci se retira a Mons-en-Pévèle, ou il mourut laissant par donation entre vifs des 7 et 15 Septembre 1875 à la Ville de Lille, une somme de 480.000 francs pour l'érection d'un palais destiné aux concours agricoles et aux expositions florales.

Louis-Urbain VIRNOT de LAMISSART, (1779-1837), né le 23 Novembre 1779, décédé le 20 septembre 1837; en Prairial an X (3I mai 1802), épouse Aimée-Joseph PROUVOST, décédée le 30 Mai 1819, 44 ans, fille de Jean Baptiste Prouvost, négociant et Marie-Magdelaine Isabelle Joseph Baillant, dont un fils Urbain-Léon PROUVOST, né le 29 Fructidor, an XII (16 Septembre 1804), décédé le 26 Vendémiaire 15/12/04.
le 11 Prairial an X (3I Mai I802), il avait épousé Aimée-Joseph PROUVOST, décédée le 30 Mai 1819, âgée de 44 ans, dont un fils Urbain-Léon VIRNOT de LAMISSART, ne le 29 Fructidor, an XII (16 Septembre 1804), décédé le 26 Vendémiaire (I5 Décembre de la même année). A propos de l'hôtel Virnot de Lamissart, en janvier 1838, Barthélemy Delespaul, dit Delespaul Aîné, achète aux héritiers de Monsieur Virnot-Delamyssart, moyennant 91.720 francs, une belle maison avec atelier adjacent, située 73 rue de Jemmapes à Lille (actuellement 52, façade de l'esplanade à Lille); Il s’agit de la succession de Louis-Urbain VIRNOT de LAMISSART. Ils avaient aussi l’hôtel de lamissart, rue Royale à Lille.

C’est la révolution industrielle qui va distinguer l’activité des deux familles : nous savons l’activité intense des roubaisiens Prouvost dans l’industrie textile et la volonté des Virnot de se tenir à l’écart de cette lame de fond des sociétés occidentales au milieu du XIX° siècle.

Nous aurons, au XX° siècle le mariage de Marthe Virnot avec Georges Prouvost et de Brigitte Virnot avec Christian Prouvost. 

Merveilleuse mission de l’historiographe dont le principal fut, coté Virnot, Charles Lethierry d’Ennequin, décédé en 1929 et qui est mon co-auteur et, coté Prouvost, Pierre Prouvost … en 1748.

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