Les Virnot-Virnot de Lamissart

 
Collages-Virnot

La famille  Virnot vint du Val D'aoste, en Italie, à la fin du XVI° siècle pour s'implanter dans la ville de Lille. Charles Le Thierry d'Ennequin, dans son ouvrage de 1930 sur les anciennes familles lilloises,  mentionne:  " D'après l' étymologie même de son nom, Vir Notus, la famille Virnot descend d'un notable de très ancienne époque; cependant, sa généalogie suivie ne peut plus s'établir que depuis le XVII° siècle."

Dès son arrivée, Urbain Virnot  occupa des fonctions de premier plan dans cette ville: il fut bourgeois de Lille, comme ses descendants, et épousa l'héritière d'une antique famille des Flandres, Simone de Berlaimont. Son fils Urbain fut  Conseiller du Roi, Contrôleur des guerres à Honschoote. Ses descendants s'illustrèrent au service de la ville et purent exercer un rayonnement culturel. que nous nous attacherons à  décrire.  Ils s’allièrent et se trouvèrent apparentés avec un petit nombre de familles qu'a magnifiquement étudié Charles le Thierry d'Ennequin : elles s'appelaient Lenglart, Le Thierry d'Ennequin, Quecq d'Henripret, de Raismes, Defosseux, Prouvost,  Aronio de Romblay, Savary de Gavre, Derode, Smet, Barrois.  Ces familles patriciennes, souvent liées au négoce, étaient, le plus souvent, en cours d'annoblissement, beaucoup le furent: les deux frères, Urbain Dominique Virnot et Charles Louis Virnot de Lamissart au XVIII° incarnèrent bien les options que pouvaient choisir les notables, à la veille de la Révolution Française, et pourraient à eux seuls constituer la matière d'une passionnante étude, d'autant que d'importantes archives ont été conservées. Nous nous attacherons à étudier les personnages  qui ont illustré cette famille.

 Le roman de Christian Prouvost-Virnot " A demeure" en est inspiré, reprenant des faits réels:
" Les Stradin venaient de Lombardie qu'ils avaient quittée à la fin du XV° siècle, par suite d'évènements indéterminés;  à l'époque, les échanges réguliers économiques et culturels, mais aussi les invasions, les guerres, la misère, les épidémies, provoquaient d'importants courants migratoires par le col du Brenner, entre l'Italie du Nord et les Flandres.  Catherine de Stradin ironisait souvent: "n'oubliez pas que nous sommes des immigrés!..." En tous cas, leur position leur valut une insertion immédiate dans la meilleure société. Sous la monarchie, ils possédaient d'immenses terrains dans la périphérie lilloise qui leur valurent d'entretenir d'étroites relations avec le Maréchal Vauban, lors de l'édification de la Citadelle. On donnait dans l'hôtel de la rue Royale, des bals et de brillantes réceptions, mais aussi des soirées littéraires ou théatrales très prisées. Lors de sa fuite à Gand, au moment des Cents-Jours, l'infortuné roi Louis XVIII accepta leur hospitalité.
A l'occasion d'un voyage officiel, Charles X les honora de son auguste présence. Pasteur comptait parmi les amis proches.  Les parents de Charles de Gaulle rendaient visite, en voisins, de leur maison de la rue Princesse. Il eut suffit, sous l'un des règnes, de la démarche légitime d'un Stradin pour que l'annoblissement consacrât la notoriété et le mérite. Il n'en fut rien, par souci, sans doute, de rester en retrait, loin des sollicitations et des prébendes, mais ils en possédaient l'esprit. La vie terrienne, l'enracinement au pays, le culte des vraies valeurs les rendaient dépositaires des plus anciennes traditions. Pourtant de génération en génération, trop à l'abri d'un rempart privilégié, ils se laissèrent grignoter  par les nouvelles puissances d'argent  qui cherchaient des terrains pour édifier usines, entrepots, ateliers (...)
Ni regret, ni amertume, le fatalisme devant la loi du renouvellement des choses et la soumission à la volonté divine. les Stradin sont forgés de la chrétienté. On croit en Dieu, avec une fois vivace, le sentiment qu'on transite sur terre avec l'éphémère du papillon. On doit mériter son Ciel, d'où le détachement des biens matériels, à l'usage des autres.".

Les monographies les plus détaillées sont souvent issues de l'ouvrage de 1930 sur ces familles écrit par  Charles Le Thierry d'Ennequin: 

nous voulons lui rendre hommage. Il est donc co-auteur de cette étude.

« Charles-Désiré Le Thierry d’Ennequin

Armes-Le-Thierry-d-Ennequin

petit fils de Désiré Le Thierry d’Ennequin -Delebecque, né à Lille le 6 janvier 1860, 11, rue des Buisses, dans une ancienne maison datant de 1727, précédemment habitée par Henri Deleruyelle, le 6/01/1860, licencié en droit et sculpteur, mort à  Paris le 14/06/1929 et inhumé à Flers-Les-Lille, avec ses ancêtres, dans un caveau de style grec qu'il avait fait ériger.

Tombe-Le-Thierry-d-Ennequin

Sa mère était la fille de l'éminent maire et héros de Lille, Jean Baptiste Smet, Chevalier de la Légion d'honneur, dont voici le château du Recueil à Flers près de Lille. qui restera dans sa descendance jusqu'aux années 1980.

Chateau-du-Recueil à Flers-les-Lille-Jean-Baptiste-Smet-famille-Lefebvre

Après avoir acquis quelques notions d'astronomie, de paléontologie, et soigneusement scruté les textes bibliques, les Beaux-arts et l' archéologie furent l'objet de ses études et de ses voyages. Cité par Lavignac comme fervent Wagnérien, M. LTE contribua de ses deniers à faire connaitre en Octobre 1899, à Paris l’opéra de Tristan et Yseult, fréquenta les musées d'Europe, des Etats-Unis et du Japon. Au Musée de la Ville de Lille, il laissa par testament plusieurs œuvres décoratives inspirées par ses séjours répétés aux Indes, en Grèce, en Palestine et en Egypte : le Rishi l’ancêtre en prière, Pasiphaé, Némésis (le titre en grec chypriote de droite à gauche), Danaé, la harpie, cires perdues ; Judith devant Holopherne, statuette en ivoire ; Moïse, qui, après avoir emprunté aux égyptiens leurs vases d’or et d’argent, pour les en dépouiller, entraîne le peuple de Dieu à la conquête des terres des Cananéen, marbre jaune de Sienne ; Salomé dansant, cire perdue ;  Jean Baptiste Smet, maire de Lille, son grand père; Le colonel Albéric Smet à Sedan, cire perdue; le duc Philippe de Bourgogne, Cupidon, La sorcière, statuettes en bleu turquin, en marbre Savarezza, en ivoire ; Persée délivrant Andromède, pendentif pectoral en or émaillé par Tourette ; des vases, des plateaux, des lampes ; de l’orfèvrerie, des bijoux etc; il eut le rare bonheur de pouvoir étudier sous leurs formes diverses et jusque dans la mélancolique poésie de leurs ruines, tous ces rêves de beauté dont tant de civilisations ont parsemé le Monde, et notamment les temples de Bijanagar dévastés en 1564, de Khajurao, de Magda, du Guzrat, de l'Orissa" d'Angkor, de Boroboudha que l’indifférence et l’abandon ont voués à la mort. Sur les Merveilles architecturales, éparses dans les brousses de l'Orient. V. FERGUSSON, History of indian and eastern architecture. LEBON: La civilisation de l'Inde (1887). La peste et le choléra qui ravageaient les Indes à ces époques, il les affronta deux fois impunément, mais pas tout à fait la cruelle maladie coloniale qui avait déjà emporté son cousin Carlos Barrois. De Charles Le Thierry d'Ennequin à 25 ans, il existe un buste en bronze par Samain, artiste belge, Prix de Rome
 
 Auteur d’une généalogie sur sa famille, commencée par Octavie Désiré le Thierry-Smet dès 1868. Il y a une autre généalogie faite par Denis du Péage, publiée parla Societe d’études de la province de Cambrai ;Lille Lefebvre-Ducrocq 1906.

Charles-Lethierry-d-Ennequin-monographie

Quelques pensées

Le principe des (vraies) élites : SERVIR

Notre première devise : « Tout à sa juste place ».


"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.


La constitution de dynasties aux règles précises avec la transmission des prénoms d’ainé en ainé pendant des siècles jusqu’à nos jours (Jean ou Jehan Prouvost depuis ceux du Moyen-âge jusqu’à l’homme de presse et industriel Jean Prouvost appelé souvent Jehan, Henri Prouvost I à V, Amédée Prouvost I à VII, Albert Prouvost I à VI, Auguste Lepoutre I à VI, Gaspard I à XII de Surmont/Desurmont), François I à IX Masurel, Urbain Virnot I à IX.

 

Les lettres échangées entre mon grand- père, ma grand-mère Amédée Prouvost et leurs six enfants témoignent d’un attachement fondamental aux vertus essentielles de notre race du Nord de la France, consacrées par des siècles de luttes et d’épreuves. S’aimer, s’entr’aider, travailler dans la loyauté et l’honneur à créer chaque jour un peu plus de bonheur pour tous, être prudents dans le succès, courageux dans l’adversité, tels étaient les enseignements traditionnels de nos familles, transmis dans un grand esprit chrétien ».    Jacques Toulemonde


Le châtiment de ceux qui ne connaissent pas leur passé est de devoir l’expérimenter à nouveau.

 « La tradition est la transmission de la flamme et non l’admiration des cendres ». Gilbert Chesterton 

«  Prend soin de ton nom.
Ce sera pour toi un bien plus durable que mille grands trésors.
On compte les jours d’une bonne vie, mais un beau nom demeure à jamais ». L’Ecclésiaste Chapitre 41, versets 15 et 16.
 

«  Celui qui ne sait pas d'où il vient, ne saura pas où il va, parce qu'il ne sait pas où il est ».    (Otto de Habsbourg)

Bombe à retardement des manipulations génétiques et identitaires depuis quarante ans.


« Dans chacune de nos cités des Flandres –maritime et wallonne- l’Eglise nous enseigne la fidélité aux traditions religieuses, le Beffroi affirme l’attachement aux libertés communales, toutes les productions des lettres et des arts nous démontrent le respect de la foi jurée, le culte du beau, l’amour du bien, la fierté du devoir accompli ».    Albert-E Prouvost

Lille, en 1820, était aussi belle que Bruges et Gand.

 «  D'abord ils vous ignorent, ensuite ils se moquent de vous, puis ils vous combattent, puis vous gagnez ».    Mahatma Gandhi

«  L’œuvre de la France, elle remplit toutes les pages de l’histoire humaine, elle est connue de l’univers entier et ce n’est pas Dieu qui l’oubliera, lui à qui tout est présent. Le zèle déployé par cette noble race pour la cause et pour le nom de Dieu, l’esprit de sacrifice et d’abnégation, le dévouement et l’enthousiasme qu’elle a mis au service de Jésus-Christ et de son évangile, voilà des titres qui subsistent, des mérites qui ne s’effaceront jamais. D’autant qu’ils n’appartiennent pas uniquement au passé ».    Monseigneur Pie.

Le peuple qui a fait alliance avec Dieu aux fonds baptismaux de Reims, se repentira et retournera à sa première vocation. Un jour viendra (…) où la France, comme Saül sur le chemin de Damas, sera enveloppé d’une lumière céleste… Tremblante et étonnée, elle dira : «         Seigneur, que voulez vous que je fasse  ? » et lui : « Lève toi, lave les souillures qui t’ont défiguré, réveille dans ton sein les sentiments assoupis et le pacte de notre alliance, et va, fille ainée de l’Eglise, nation prédestinée, vase d’élection, va porter, comme par le passé, mon nom devant tous les peuples et tous les rois de la Terre ».    Saint Pie X : allocution consistoriale de 20 novembre 1911.

L’homme médiocre est juste milieu sans le savoir. Il l’est par nature, et non par opinion ; par caractère et non par accident. Qu’il soit violent, emporté, extrême, qu’il s’éloigne autant que possible des opinions du juste milieu, il sera médiocre. Il y aura de la médiocrité dans sa violence… Il admet quelquefois un principe mais si vous arrivez aux conséquences de ce principe, mais si vous arrivez aux conséquences de ce principe, il vous dira que vous exagérez…. L’homme vraiment médiocre admire un peu toutes choses, il n’admire rien avec chaleur. Si vous lui présentez ses propres pensées, ses propres sentiments rendus avec un certain enthousiasme, il sera mécontent. Il répètera que vous exagérez. Il aimera mieux ses ennemis s’ils sont froids que ses amis s’ils sont chauds. Ce qu’il déteste, par-dessus tout, c’est la chaleur. L’homme médiocre dit qu’il y a du bon et du mauvais dans toutes choses, qu’il ne faut pas être absolu dans ses jugements etc. etc. Si vous affirmez fortement la vérité, l’homme médiocre dira que vous avez trop confiance en vous-même… L’homme médiocre dira que vous avez trop confiance en vous-même… L’homme intelligent lève la tête pour admirer et pour adorer ; l’homme médiocre le lève pour se moquer : tout ce qui est au dessus lui parait ridicule, l’infini lui parait néant… L’homme médiocre est le plus froid et le plus féroce ennemi de l’homme de génie… L’homme de génie compte sur l’enthousiasme ; il demande qu’on s’abandonne. L’homme médiocre ne s’abandonne jamais. Il est sans enthousiasme et sans pitié : ces deux choses sont toujours ensemble… L’homme médiocre est beaucoup plus méchant qu’il ne le croit et qu’on ne le croit, parce que sa froideur voile sa méchanceté… Au fond, il voudrait anéantir les races supérieurs : il se venge de ne le pouvoir pas en les taquinant… L’homme médiocre ne lutte pas : il peut réussir d’abord, il échoue toujours ensuite. L’homme supérieur lutte d’abord et réussit ensuite. L’homme médiocre réussit parce qu’il subit le courant ; l’homme supérieur triomphe parce qu’il va contre le courant ».    Ernest HELLO

 « Les noms des hommes ont une importance inouïe, une importance qui leur échappe, parce qu’elle est au-dessus de leur intelligence. Leur nom parle leur être ; c’est leur substance qui se trahit ».    Ernest Hello

«  Plus l'âme a reçu dans le silence, plus elle donne dans l'action ».    Ernest Hello


«  Faisons donc l’éloge des hommes illustres,
Et des pères de notre race.
C’étaient des riches ayant des biens en abondance
Vivant en paix dans leur demeure.
Tous ces hommes furent honorés par leurs contemporains
Tous ont été la gloire de leur temps».
« Le bonheur reste attaché à leur race
Et un héritage est assuré à leurs enfants.
Leur race se maintient fidèle aux alliances
Et leurs enfants à cause d’eux.
Leur race demeure éternellement
Et leur gloire ne sera jamais effacée.
leur corps a été enseveli en paix
Et leur nom vit d’âge en âge ». Ecclésiastique Chapitre 44

«  Lorsque vous n'êtes rien de plus qu'un personnage mineur dans l'histoire d'un autre, cela signifie que vous êtes véritablement mort. Toutefois, je sais bien qu'il est possible même pour des personnages secondaires d'avoir une existence dans l'ombre, possible pour des figurants de perdurer dans le présent, à supposer que quelqu'un veuille raconter leur histoire ». D. Mendelsohn, « les disparus ».

Notre seule haine est la médiocrité.

 

«  La lignée des Virnot »,

Ouvrage non publié et sur souscription réservé à l'usage familial.
Il retrace aussi l'histoire des familles alliées.
2013.
Relié et numéroté.

Ouvrage dédié à mes parents et à Urbain et Chantal Virnot

Une grande part des renseignements et tableaux généalogiques contenus dans ces ouvrages proviennent de la base ROGLO et sont de notre unique responsabilité;
celle-ci peut contenir des erreurs malgré son sérieux reconnu et ses soins constants et nos vérifications. La base ROGLO décline toute responsabilité
quand à leur justesse ou leur utilisation.

Un grand merci à la base généalogique Roglo en la personne de Renaud du Mas de Paysac, l'association des amis de Roglo; aux quatre généalogistes Alain Watine-Ferrant, Philippe Rammaert, Ferdinand Cortyl et Gonzague Lemaître.

A la base Généanet et aux renseignements collectés par J.H. Favre. et aussi à « l’Annuaire des familles du Nord », souvent appelé " Le Ravet-Anceau" que guide Blanche de Kersaint ; nous leur dédions ces monographies. A Urbain et Chantal Virnot pour leur soutien ainsi qu’Olivier Virnot; à Nicolas et Théophile Virnot pour m’avoir ouvert leur porte aux souvenirs.

« Toutes ces familles sont la base de l’Annuaire des Grandes Familles de Roubaix-Tourcoing dont la première édition date de 1912  et est à l’initiative d’Achille GLORIEUX-TOULEMONDE (dont le nom a fait, par méconnaissance,  l’objet de dérision de la part de DANINOS dans son ouvrage « Snobissimo ») ;  il a été aidé par Georges PROUVOT-BATTEUR, Georges LIOUVILLE-MEURILLON,  l’éditeur Victor HACHE-COUTIER (ils avaient tous entre 20 et 40 ans) ; Pierre MOTTE-RASSON  rejoint les fondateurs et créa d’autres éditions avec ensuite l’aide d’Emile DUPONT-VANSTEENKISTE et Pierre DAUDRUY-DUBOIS ; ces annuaires, que l’on appelait couramment Annuaires Hache, ont subsisté jusqu’en 1956 et ont été repris en 1962 et jusqu’en 1987 par les Editions Ravet-Anceau, puis depuis 1995 par une filiale du Bottin Mondain, la Société des Annuaires. Le premier annuaire ne comportait qu’une soixantaine de familles et environ 200 adresses de personnalités (qui formeront les familles des éditions suivantes) ; au total il comportait plus de 900 adresses et les prénoms des enfants non mariés n’étaient pas indiqués. Il n’existe pas de collection complète des Annuaires, sauf peut-être à la BNF ; l’édition de 1912, à ma connaissance, n’existe qu’à la BM de Roubaix ». Philippe A Rammaert 

Couverture-%20Virnot

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